Nous voilà aux portes de la saison dénudée et l'Escapade vous prépare ses nouvelles hivernales. Hé oui, l'aventure continue et toute la bande, permanents de St Jean, leurs bâtons givrés, vous propose des balades autour du village tous les 15 jours en moyenne. Cette fréquence allégée nous permettra de parfaire nos sentiers. La première sera animée par notre ami Mark, le 21 novembre et la deuxième le 1er décembre. Vous aurez toutes les informations sur nos sites habituels en temps utile, et nous restons disponibles pour toutes vos demandes concernant nos activités annexes comme le balisage. L' équipe reste fidèle à sa philosophie et comme le dit le proverbe africain : "Quand on marche seul, on va vite, mais quand on marche à plusieurs, on va plus loin".
Alors, pour la bonne santé de toutes et de tous, nous vous attendons dans notre belle contrée avec notre équipe toujours motivée. Et n'oubliez pas que nos escapadeurs migrateurs vous attendent également dans la région parisienne avec d'autres propositions de randonnées à venir.


Saint-Sauveur du Larzac (20 octobre 2018)

Nous avons laissé la brume couvrir pudiquement la vallée. Le lampadaire du jour nous attendait aux Liquisses où nous avons embarqué pour la rando du jour. Les 14 escapadeurs étaient prêts. Trois départements étaient présents : Gard, Hérault et Aveyron et tous voulaient profiter de cette belle journée d'automne. En cette saison, l'âpreté du causse du Larzac s'était métamorphosée en sensualité ; douce et ronde comme les couleurs d'octobre savent bien le peindre. Un été indien bien venu pour toute la tribu. En cette saison, le ciel éclaire les chênes et les amélanchiers et les baigne des douces couleurs de soleil couchant. L'ambiance faisait l'écho à cette suavité ; piquetée çà et là de propos bien naturels entre personnes liées par une forte camaraderie et amitié : la familiarité. Jolis fermes et village défilaient, brebis et chiens de berger aussi. Regards affairés aux horizons lointains devenus oiseaux ; les yeux deviennent des ailes et par deux font le rythme de la chanson. En fin de promenade, quelques petits nuages réussirent à donner du relief à un bleu trop insistant. Nous dédions cette randonnée à notre amie Ghuylaine qui nous a adressé un message très touchant dans la tourmente de son épreuve et, en lui faisant écho, nous lui disons : tiens bon notre chère Ghuylou, toute la troupe est avec toi, que ta bonne humeur soit vite là et que vite tu sois avec nous. Connaissant ton tempérament, nous te faisons confiance. Grosses bises de tous et toutes et bon rétablissement.
François

Voir les photos des randos automne 2018


Balisage à Sauclières "un chemin, une école" (12/10/18)

Ce fut un bonheur immense de s'apercevoir que tant de personnes se sentent impliquer à réaliser une des missions principales de notre association. Huit escapadeurs étaient là, sous une bruine tenace, prêts à transformer un circuit "sur la papier" en un parcours réel qui repose sur un désir de rendre un morceau de nature accessible au regard de l'être humain. Et quel plaisir d'imaginer quelques dizaines de bambins, accompagnés de leur instit, s'approprier cet espace de liberté et d'expression pour leur propre développement. L'ambiance était excellente et chacun d'y aller de son écot physique ou intellectuel. La neuvième participante fut Nicole chez qui nous nous retrouvâmes vers midi pour partager une collation bien méritée. La semaine prochaine, nous continuons car qui pourrait nous arrêter ? En résumé, installer de la signalétique est une affaire de "poteaux" (potes) et l'Escapade sait trouver les ressources pour indiquer la direction sans tomber dans le panneau ! Merci encore à tous et à toutes. François.

Voir les photos de balisage


Sauclières, vallée de Brévinque, St-Michel (6 octobre 2018)

Comme convenu ce samedi 6 octobre Myriam nous attendait à l'école de Sauclières pour un parcours qu'elle seule connaissait. Nous sommes 21 marcheurs décidés à la suivre. Chemin faisant à travers les chênes et les buis, elle nous fait découvrir le ruisseau de Brévinque qui, à notre grand étonnement, après toute cette saison de sécheresse, coule abondement. Ce circuit facile nous emmène jusqu'à St-Michel, où nous attendent Jean-Phiphi et Gégé. Nous tirons du sac notre pique-nique près de la petite Chapelle de Rouviac. Les estomacs pleins nous entamons la montée soutenue sur le causse en longeant le Bois du Roi. Le souffle est court, les jambes lourdes, l'ascension n'en finit pas, il faut encourager les derniers de la file. Nous détournons notre itinéraire pour rendre visite au Dolmen aux pierres impressionnantes. De retour sur Sauclières, nous empruntons l'ancienne voie ferrée avant d'aller boire un verre chaleureusement offert par Myriam.

 

Voir les photos des randos automne 2018


Sauveterre, Eglazynes et St-Marcellin (29 septembre 2018)

8h du matin, 9 degrés devant les halles de Saint Jean... Nous étions 10, petite polaire, bâtons en main et sac à dos à nous répartir en covoiturage pour rejoindre le Rozier où était le départ de cette randonnée. Près d'une heure de route après nous devions atteindre Peyreleau où garer les voitures (100km de Millau : interdiction d'entrer dans le Rozier).
Après avoir traversé le Rozier, nous laissions la D907 au bord du Tarn au niveau du Pont cassé pour prendre à gauche une piste qui grimpe et se transforme heureusement en sentier que l'on suivra en terrain boisé non sans jeter un œil aux falaises qui nous dominent de part et d'autre de la vallée. Une longue marche en balcon nous conduit au pieds de la falaise où découvrant une petite maison, et en grimpant plus haut, s'abrite le village troglodytique d'Églazines avec son four à pain et sa petite source appréciée avec la découverte du site. Églazines fut construit au XIIe siècle et servit de vigie à l'entrée des gorges du Tarn, pour le compte d'une seigneurie locale. Ses derniers habitants ont quitté les lieux en 1960.  La vue est splendide sur la vallée avec à nos pieds les villages de Peyreleau et du Rozier, et les rochers multiformes autour desquels s'agitent les vautours dont 2 paraissent jouer les guetteurs.
Nous poursuivons en direction de Saint Marcelin. Une douzaine de personnes habitaient Saint-Marcellin avant de le déserter le village devant les difficultés du quotidien. Pourtant, jusqu'en 1830, il demeura un important lieu de pèlerinage. Les croyants venaient des alentours implorer les cieux d'être généreux en pluie, une denrée rare sur les causses arides en été. Une autre particularité du hameau tient à la manière dont étaient enterrés les défunts. Devant le manque de terrain disponible pour y établir un cimetière, ils étaient inhumés dans la chapelle ou même dans l'unique chemin. C'est d'ailleurs la première dalle que nous apercevons à notre arrivée au village sur laquelle figure une inhumation datée de 1923. Malheureusement la chapelle est fermée. Non loin de là, la source indispensable à la vie dans ce lieu inaccessible. Des ruines d'un antique castel sont encore visibles à la sortie du village. Il était la propriété du comte de Mostuéjouls et était assez rudimentaire dans son architecture puisque constitué d'un simple mur fermant une caverne. On accédait à ses trois étages par des échelles qu'il suffisait de retirer en cas d'attaque ennemie.
Les estomacs commencent à se manifester, mais il faut continuer à monter en direction du plateau...Chemin faisant, découverte de l'aven de la Peyrine et enfin, arrivée en un lieu reposant et frais à souhait : la fontaine des Paillasses pour le pique-nique très attendu. Après la pose, un peu plus loin sur le plateau, après un beau point de vue sur le massif de l’Aigoual (on voit très bien la station météo, et jusqu'au St Guiral) nous voilà en route pour le hameau de Vors qui s'ouvre sur un panorama magnifique où on découvre, entre deux vallées le viaduc de Millau. Le chemin devient caillouteux, plus délicat mais les feuillus laissent entrevoir cette fois le Lévézou lointain et ses éoliennes, ou bien des rochers aux formes et hauteurs variées ou chacun laisse vagabonder son imagination : une armée en marche, un chat, un hibou... La descente sur Liaucous devient plus technique et va demander toute notre vigilance. Quelques poses pour admirer le village médiéval de Mostuéjouls, son château, et ses environs. Nous voilà au carrefour qui conduit sur la via ferrata de Liaucous.  Mais nos genoux ayant un peu souffert, la via ferrata ne sera pas pour aujourd'hui !!! À l'unanimité nous optons pour une bonne bière au Rozier...
Merci à nos guides pour cette journée de découverte et (quelle chance) une météo parfaite qui nous a donné des horizons sans nuage. Myriam

Voir les photos des randos automne 2018


Caselles et dolmens autour de la Couvertoirade (22 septembre 2018)

Nous sommes partis de St-Jean à 9h en covoiturage en direction de Sauclières pour se retrouver à un parking réservé de La Couvertoirade. Le programme du jour était deux circuits autour du village (un le matin, et le second l’après-midi).
Le premier circuit a été guidé par Gus au Sud de la Couvertoirade, le temps était idéal pour profiter des beaux panoramas comme des paysages, des baies sauvages aux alentours mais aussi des vols de vautours. Nous avons découvert des caselles (nous avons visité l’extérieur et l’intérieur de celles-ci) et des dolmens bien conservés comme à l’époque. À la fin de ce circuit, nous nous sommes retrouvés pour faire un pique-nique. C’était un moment convivial et de détente afin de continuer le deuxième circuit de l’après-midi.
Celui-ci a été guidé par Jean-Michel Papillon au Nord de la Couvertoirade, nous avons pu apprécier d’autres belles caselles, mais aussi le Moulin du Rédounel qui se trouve au sommet du village et qui a été restauré par l’ébéniste Bernard Badaroux. Nous avons pu voir l’intérieur comme la toiture et le grand rouet du deuxième étage, ainsi que les ailes de l’extérieur. Pour finir ce circuit, nous sommes allés vers une ancienne chapelle qui se trouve à quelques mètres du Moulin du Rédounel. Nous avons fait environ 13 km. Mary

  Voir les photos des randos été 2018


La rando des Va-Nu-Pieds (20 septembre 2018)

Vous rappelez-vous ces vers célèbres de Ronsard : ce jeudi, François, tout ému, de nous, fit de chics va -nu -pieds. Ces deux octosyllabes contiennent seize pieds. Exactement ce que nous étions ce jeudi à Camprieu : un gigantesque seize-pieds ! D'innombrables générations de bottiers, italiens (la fantaisie), anglais (la robustesse), Français (l'élégance), ont travaillé d'arrache-pied dans le but d'habiller à la perfection ce tendre blason de notre anatomie, bref de trouver chaussure au pied de chacun. Tant d'efforts réduits à rien par un coup de pied dans la fourmilière décoché par notre ami François, adepte du label "bio garanti 100%" en matière de plantes, ainsi que de la théorie freudienne de la proprioception appliquée, révisée après la guerre par C. Jung. Le rouge au front et les pieds blêmes, nous nous déchaussâmes pour un petit galop d'essai pieds nus sur un terrain herbeux, et bien sec, occupé la veille par un troupeau de chèvres bien nourries. Sur ce tapis moelleux, nous (re)fîmes nos premiers pas-nus- depuis des décennies, mais ne dit-on pas que les gens de notre génération retombent en enfance ? Heureusement les touristes avaient déserté Camprieu et son lac ! De plus, a-t'on jamais vu des bébés entamer l'ascension d'un mamelon herbu (et non d'un sein poilu) ? Eh bien, une pié...taille Saint-Jeantaise a réussi cet exploit insensé, évitant au passage cailloux, ronces, chardons, vipères (peu friandes de l'odeur apparemment) et autres spécimens biologiques. Quelle ne fut pas notre surprise aussi de constater que de belles plantes nues et lisses valent bien des skis de compétition (freestyle et hors-piste of course). À l'arrivée, par prudence, nous comptâmes nos doigts de pied et, après un bref moment d'inquiétude avec un compte à 79, nous retrouvâmes rapidement l'appendice manquant ! Mais soyons honnêtes ! Si nous sommes montés à Camprieu, c'est parce que nous sommes tous des adeptes du Bonheur et surtout de l'auberge du même nom. Nous cachâmes nos petits petons sales sou