Roc Nantais (4 mai 2019)

Rendez-vous habituel devant les Halles à 14h, et après attente du ¼ d'heure aveyronnais, la petite troupe prend la direction de Saint-Gleys avant d'accéder au chemin qui conduit à l'Œil de Bœuf. Il faut dire que nous avions prévu de quoi nous "déshabiller" car le temps était bien incertain, et la belle grimpette après les fours à calamine... ça réchauffe ! Ces fours sont abandonnés depuis belle lurette mais c'est l'occasion de rappeler leur histoire :
Les fours des Valettes ont été inaugurés en 1905, la concession ayant été obtenue la même année par la Société des Mines Métalliques de l’Aveyron. Son périmètre s’étend entre Saint-Jean et le Causse-Bégon et les travaux concernent "La Gardiole", les Valettes (au-dessus des fours), "Les Baldy" et "L’Yfer" au-dessus du ruisseau dit de Saint-Gleys entre Barjac et le confluent des Valettes. Le minerai principal est constitué par la calamine contenant 35 à 40% de zinc. Les cinq fours sont destinés à l’enrichissement par la méthode dite de réduction. Au fur et à mesure de l’avancement des recherches, les résultats s’avèrent très vite décevants, car si de 1901 à 1904, 800 tonnes de calamine sont extraites, 390 tonnes en 1905, 435 tonnes en 1906, on en traite seulement 160 tonnes en 1909. Les travaux doivent s’arrêter en 1914 et ne seront jamais repris. Après leur abandon, la batterie des cinq fours va servir de carrière. Les trois ouvertures de défournage sont chacune revêtues de deux rangées de briques réfractaires. Ces briques serviront à un artisan local pour la fabrication de petits fours métalliques pour la cuisson du pain, à garder la chaleur douillette sous les pieds et les lits des Saint-Jeantais, et enfin à la construction de la cheminée du chauffage de l’église. (Source : article de Claude Bouteiller, revue Causses et Cévennes du Club Cévenol n°4, août-septembre-octobre 2004).
Chacun son rythme, bien sûr, les plus aguerris attendent les autres. On flâne un peu en s'émerveillant de la richesse de cette végétation printanière, et on reprend son souffle en même temps... Arrivés enfin au sommet nous sommes rejoints par 4 amis qui nous attendaient, et nous voilà soulagés d'atteindre le plateau qui va nous amener au fameux Roc Nantais, mais en échange, nous retrouvons un beau vent ! Nous atteignons enfin la falaise dite Faux Roc Nantais de laquelle nous pouvons admirer le panorama exceptionnel sur la vallée et au-delà sur l'autre plateau. Rassasiés de cette belle vue, nous allons vers le Roc où ceux qui n'ont pas le vertige s'avanceront au bord de la falaise depuis laquelle on voit l'autre côté de la vallée. Nous faisons alors demi-tour pour revenir vers le sentier qui descend sur Dourbias et quittons la petite équipe rejointe plus tôt à l'Œil de Bœuf. Zut, voilà la pluie ! Tanpis, on est équipé, mais le sentier descend bien raide, et ça glisse... Au passage admirons quand même une belle bergerie en ruine, avant Dourbias où nous retrouvons la petite route que nous suivrons jusqu'à St Gleys. Retour à St Jean et la pluie avait cessé. Merci à Rolande, notre guide du jour.

 

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Rando du Trail (27 avril 2019)

Nous avions tous espéré vivre la 11ème édition du Trail du Roc de la Lune sous le soleil mais hélas le ciel en a décidé autrement, bourrasques de vent, pluie glaciale voire neige sur les massifs, les concurrents ont dû affronter des conditions inhumaines. Fort heureusement pour la rando de l'Escapade, les 16 randonneurs ont eu un peu plus de chance. Cinq marcheurs de notre groupe découvraient la région et furent enchantés par les paysages et la variété des sentiers. Partis en direction de Refrégiès, nous avons gagné la Rouquette puis en sautant la montagne, deux alpagas plutôt curieux nous ont salué. Arrivés à la Vialette, les bénévoles accompagnés de la maman de Loulou nous ont offert un goûter sur le lieu de ravitaillement du trail. Des coureurs, nous en avons croisés, trempés, glacés mais avec une détermination qui impose le respect. Le balisage nous conduit à Rivalte, petit hameau où ses maisons de tradition cévenole enchantent nos visiteurs. C'est l'arrivée en fanfare sur l'aire du trail, le groupe se sépare avec l'espoir de se retrouver sur la prochaine édition de l'Ultra Trail du Pas du Diable. Rolande.

 

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Rando Sport Adapté (24 avril 2019)

L'Escapade St-Jeantaise a répondu à la demande du comité départemental du Sport Adapté pour encadrer 2 randonnées à St-Jean du Bruel. Jean-Philippe Peltier a accompagné avec d'autres membres de l'Escapade ces deux ballades qui étaient encadrées par Rolande Cobo et Jean-Luc Drigout. Il nous en livre le récit : 

 

 

Un caprice révoltant de la génétique, une naissance compliquée, une maladie mal jugulée avec des séquelles irréversibles, un accident ...et votre vie bascule, votre handicap devient votre lieu de séjour ici-bas. Pour autant vous êtes une personne à part entière avec des joies et des peines, des envies, des humeurs et des besoins partagés par tous les humains.

Ce mercredi, à la demande du Comité Départemental, l'Escapade recevait un groupe de personnes relevant du Sport Adapté. Ces femmes et ces hommes, jeunes pour la plupart, mais pas tous, découvrent St-Jean-du-Bruel, son club de randonnées ainsi que la région Cévennes-Parc des Grands Causses. Deux groupes sont constitués, les plus fragiles, ce qui ne signifie pas manque d'enthousiasme, partent en direction du Moulin Bondon à partir du Viala. Les autres, bons marcheurs, prennent pour but le Château d'Algues. Tout se passe à merveille, le temps lui-même, rangeant pour quelques heures son attirail hivernal, nous fait la surprise d'un parcours ensoleillé et assez clément. Beaucoup de rires en chemin, parfois une inquiétude vite évanouie, des tentatives de communication, parfois maladroites au début mais qui finissent par aboutir, ce qui resserre les liens entre les randonneurs. Tous ces adultes paraissent satisfaits et même joyeux après cette activité de plein air dans un environnement préservé, calme et rassurant. À notre retour à la salle d'animation, un goûter attend tous les participants, ce qui termine gaiement cet après-midi.

Voilà bien, pour l'Escapade, une autre façon, ludique et gratifiante, de "montrer le chemin", de rencontrer la diversité des existences et des comportements. Les éducateurs semblaient eux-aussi ravis de leur escapade aveyronnaise. Une seule conclusion : n'en restons pas à ce galop d'essai !

 

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Ermitage Saint-Pierre (13 avril 2019)

Cap sur Pierrefiche et l'ermitage Saint-Pierre de Revel en ce samedi lumineux, presque chaud et tellement engageant. L'ambiance au sein du groupe est au diapason et plus de 25 pèlerins s'élancent, enthousiastes, sur le sentier assez facile qui, à la sortie du village, nous mène à l'ermitage. À un détour, une grande mare, digne d'une carte postale s'offre à nos yeux. Arrivés à destination, les difficultés s'annoncent ! Un passage sécurisé par des cordes nous conduit droit aux restes de la chapelle. Il faut encore gravir une paroi rocheuse, presque lisse et verticale, de 3 à 4 m de haut. Plusieurs audacieuses (et audacieux) s'y risquent avec succès. Le rédacteur de ces lignes, précautionneux, reste en bas, prétextant la nécessité d'un personnel averti pour aider les belles à redescendre ! Nous mîmes donc la main à la pâte en retenant ces gentes demoiselles par une partie charnue de leur anatomie que, rigoureusement, Rolande m'a défendu de nommer ici. Opération (façon de parler) délicate qui se passa à merveille, aucune plainte, d'ailleurs, ne fut émise ! Et pour celles et ceux qui voulaient vraiment monter au septième ciel (oh !), encore des cordes (poignées d'am...arrage ?) pour rejoindre une plate-forme pierreuse d'où une échelle en bois, achetée dans les surplus de l'armée népalaise, permet d'atteindre l'emplacement de l'ancien château fort. Frissons garantis et appellation d'origine templière protégée.
Le chemin de retour se dessine devant nous, raide comme une saillie (surtout n'y voyez aucune conséquence des lignes précédentes). Encore des cordes, des ravins goguenards, de nouveaux rochers à escalader, de nouvelles prises acrobatiques, quelques genoux qui souffrent, mais chacun, avec sa technique personnelle s'acquitte avec succès de cette section difficile : Escapade 2.0 !
Sur le plateau du Larzac, le chemin qui nous reconduit à Pierrefiche nous semble facile : après l'effort, le repos du guerrier ! En arrivant à notre emplacement de parking, nous constatons que nos véhicules empiètent sur un chemin privé qui conduit à une maison qui a été achetée la veille, ça ne s'invente pas, par une charmante personne, d'origine bruxelloise (mon brave on a les dames de Pierrefiche qu'on peut), son notaire lui ayant vanté le calme légendaire du lieu ainsi que l'absolue absence de conflits de parking ! C'était sans compter avec l'Escapade ! Après quelques excuses confuses, nous nous quittons en assez bons termes, oubliant néanmoins de lui offrir une carte d'adhésion à l'Escapade ...
Retour à St-Jean, tournée générale sous les halles et toutes les dames de s'écrier : encore, encore ... elles parlaient des randonnées, vous aviez deviné, j'espère ... Jean-Philippe

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Fontainebleau (7 avril 2019)

Ce dimanche 7 avril notre guide Mireille nous avait choisi un parcours, soigneusement étudié, calibré, dans les "bosses" de Fontainebleau. Ce fut un régal. Vous pouvez arrêter là la lecture, sauf si vous avez du temps à perdre… De Paris, Reine et moi et quelques chouquettes, avons été emmenées par Michel (dans un souci partagé de co-voiturage écolo compatible) et nous avons retrouvé avec bonheur (et retard, le parking n’est pas si facile à localiser) Mireille, Jennifer son amie qui s’est agrégée au groupe immédiatement et Pierre-Henri et Frédérique de Versailles qui nous attendaient avec un bon café.
Sous une fine pluie rafraichissante et intermittente le matin, drogués à la caféine et au "sucre", aucune bosse ne nous faisait plus peur. En veillant tout de même à ne pas glisser, et bien que Séverine, notre super entraineuse, ait été absente, nous sommes partis à l’assaut des bosses sélectionnées : à nommer… je ne me souviens que de la Tortue… À chaque sommet nous avons admiré les rochers fabuleusement sculptés, la vision panoramique d’une forêt splendide avec au loin des villages, des terres soigneusement cultivées en vert et jaune vifs.... Que notre France était belle !
Tous ceux que nous croisions couraient ! Des groupes de jeunes (25/50 ans), des célibataires pour la plupart, sans enfant nous nous disions, courtois, échangeant à l’occasion avec gentillesse. Nous avons cru malin de leur lancer une fois qu’ils n’avaient pas atteint encore la parité ! Sauf que c’était comme nous, mais dans l’autre sens… ils ont dû le voir, et par respect ils n’ont pas osé répliquer.  Mais pourquoi donc la parité n’est plus possible après 60 ans ? Y aurait-il là encore une injustice ? Merci à Mireille et Michel ! Venez nombreux la prochaine fois ! On pensera au sucre et au café. Claudette

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En relation avec Joël Atché du Parc Régional des Grands Causses, il a été convenu qu'une équipe de bénévoles participerait au tracé du nouveau sentier sur Brante. Marie-Jo Audibert, Martine Larrivé, Régine Peltier, Klasina Van de Beek, Rolande Cobo, François Garcia, Michel Randon, Jean-Philippe Peltier et Mark Van de Beek armés de pioches, sont venus prêter main forte à Daniel du Parc accompagné d'un stagiaire pour terrasser le sentier. La météo n'était pourtant pas des plus clémentes, nous avons eu la neige et le froid mais malgré tout, tous ces courageux ont montré une détermination à remplir, avec bonne humeur, cette tâche harassante. Après avoir partagé le pique-nique, nous sommes tous retournés à l'ouvrage. Le soir venu, nous étions tous très fiers d'avoir participé à ce chantier. Remerciements et félicitations à tous ces vaillants bénévoles. Très chaleureusement, Rolande. Voir toutes les photos.

 


Tous au Larzac (30 mars 2019)

Tous au Larzac, décidés à en découdre avec cet environnement sauvage et armés de bâtons (de marche) et de sacs à dos, nous étions 21 marcheurs ce samedi de printemps. Un petit sentier parmi un paysage ruiniforme nous emmène à La Blaquière, ce village qui a connu ses heures de combat, nous dévoile sans retenue ses demeures de pierres, pour les unes rénovées avec bon goût et dans le respect des traditions architecturales du Causse pour les autres laissées à l'abandon. La plus médiatisée, cette imposante bergerie construite illicitement est là, avec ses témoignages gravés dans la pierre, pour nous rappeler le combat mené par les paysans afin de conserver leurs terres. Quelques centaines de mètres plus loin, un puits très élégant nous offre à boire. Une buissière nous guide jusqu'à Combebren, et nous poursuivons notre circuit jusqu'au Château troglodyte des Baumes. Nous reprenons notre chemin jusqu'à St Martin du Larzac et visitons sa petite église très accueillante et riche de documents concernant la vie sur le Causse. Déjà le soleil qui nous avait accompagné tout l'après-midi descend sur l'horizon, on se sépare heureux d'avoir partagé ces quelques heures dans la bonne humeur. Rolande.

 

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Dourbies, crête du Suquet, Roucabie (23 mars 2019)

En cette fin de randonnée, notre chère Présidente m'investit d'une mission importante : rédiger le compte-rendu de notre sortie, c'est une première pour moi et je vais me plier à ce souhait de la meilleure façon possible. Tout d'abord nous partîmes dix bons gaillards...et gaillardes à l'assaut du Suquet : 1er objectif, la vierge qui domine Dourbies au faciès si particulier, (pas si vierge que ça aux dires de Jean-Marc). À propos de Jean-Marc, attardons-nous sur cette belle personne, intarissable conteur, capable de passer de la guerre 14 et ses atrocités du côté de Craonne à la dernière anecdote locale de Saint-Jean et ses alentours.  Poursuivons notre périple et saluons au passage notre nouveau compagnon en la personne de Romain au demeurant fort sympathique et qui n'est pas avare de bons mots, pour cela vite intégré à l'esprit "Escapade" qui de suite requiert l'adhésion de tous les participants.  Notre parcours nous entraîne maintenant à travers rocailles et autres panoramas plus sublimes les uns que les autres (une mention particulière à ce chaos impressionnant qu'est la rivière de pierres). Direction ensuite vers le gros hêtre du Suquet afin de nous incliner devant ce vénérable ancêtre de 300 ans. Pour déjeuner, Rolande nous avait réservé  un véritable  "carré VIP" un balcon, ou nous avons devant nous une perspective à couper le souffle sur les Causses avec en toile de fond le Lévezou,  ( repas ponctué par un fort bon Corbières tiré  de la besace de Jean-Marc), le cheminement le long des crêtes continue de nous émerveiller jusqu'au  village de Roucabie, ou là...surprise ! surgi devant nous un magnifique  camélia, ce qui est même assez  rare de croiser dans ces contrées, dans une forme apparemment exceptionnelle bien orienté  et fier de nous présenter ses premières  fleurs sur le point d'éclore.  Retour vers l'église de Dourbies, notre point de départ, nos têtes remplies de magnifiques images que nous offre la nature, conclusion d'une belle rando effectuée dans une belle et chaude ambiance. Mention spéciale à nos "3 courageuses" que sont Christiane, Élisabeth et Jocelyne, qui en voulant s'offrir une variante, ont eu à subir un final haletant. Bravo à elles ! Daniel.

 

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St-Jean, Plo des Égals, col de Lavaur (9 mars 2019)

L'après-midi s'annonçait belle avec son ciel rempli d'un printemps mouillé. Malgré un guide en décalage horaire, sept escapadeurs rongeaient leurs freins, prêts pour l'invitation comme des voyageurs patients. Moments singuliers que cette marche ou nous avons ouvert les oreilles de son cœur
Les chemins, portes ouvertes, nous ont dit,
Branches tendues, dessinant le ciel, nous ont répété,
Les sittelles et les mésanges nous ont chanté,
Les arbres des crêtes, en caressant le ventre des nuages, nous l'on scandé,
Les huit randonneurs, en atteignant les brumes, l'ont repris en cœur,
Et la nature toute entière, ce grand haut-parleur de l'amitié, l'a crié :
Tenez bon Robert, Gégé et Guylaine, vous qui traversez de sombres vallées, soyez assurés de notre affection.
Merci à toutes et à tous, Jean Luc vaillant jusqu'au bout, Joelle au pas qui danse, Alain à l'œil pétillant de malice, Michel aux idéaux généreux, Rolande, la solide bienveillante, Elisabeth à la classe discrète, Guylaine la courageuse à l'amitié sans faille et votre guide, encore piteux de son retard. Nous vous attendons pour la suivante.
François.

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Rando pique-nique chaud au Martoulet (23 février 2019)

La joyeuse bande, après sa panamée saint-jeantaise, s'aventura dans la vallée du Gleys. Riche de sa diversité géologique, elle nous offrit un arlequin de flore auquel répondait un florilège de chants d'oiseaux. Bientôt, les jeunes pousses des charmes offriront une becquetance aux bouvreuils aux poitrines pivoine. Ensuite ce fut la charmante Valette dont nous caressâmes ses flancs de nos trente pas. Nous nous y glissâmes comme dans un lit aux draps de satin vert et gris. La première prairie des Baldits sonna le réveil mais nous nous attardâmes sur ses coussins de velours et la canopée du Causse Bégon nous éblouit. Quelques grives musiciennes zébrèrent son azur de leurs mélodies tandis que des taches de lune enneigées nous rappelaient à l'hiver, tapissant les bordures de l'ombre. La bergerie du Martoulet fut vite transformée en lieu de fête, de concert, de restaurant et autres joyeusetés. La tarte aux pommes de Rolande et le gâteau au chocolat de Cathy ponctuèrent savoureusement ces moments croustillants en un bouquet final. Au retour, un tout petit sentier nous donnât droit de passage pour jouer un peu les aventuriers. Et nous nous quittâmes en laissant traîner un léger parfum et quelques brindilles sur les cheveux ; un doux souvenir qui appelle un futur. Merci à toutes et à tous pour votre bonne et joyeuse tenue ; votre bonne humeur et vos émerveillements sont un baume pour les accompagnateurs.

 

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Vallée du Burle du Gressentis (16 février 2019)

Nous étions quatorze téméraires à braver les basses températures matinales de la saison pour être au rendez-vous au Gressentis. Bien emmitouflés dans nos polaires, bonnets, gants et écharpes, nous avons entamé le circuit de la belle vallée du Burle du Gressentis. Mais à peine passée la dernière maison du hameau, le soleil a pointé son nez et la chaleur printanière qui dominerait cette belle journée s'est fait sentir.
Longeant le ruisseau, nous sommes passés par le Prat et par la Ro(u)quette, deux anciennes exploitations typiquement cévenoles réhabilitées respectivement en gîte de vacances et en résidence secondaire. Nous avons emprunté le chemin vers Valjuille, ferme cévenole située à 850 mètres d'altitude, aux confins de la vallée du Gressentis et au pied du Saint Guiral. Les bâtiments, à l'abandon depuis une vingtaine d'années, sont encore partiellement utilisés comme abri pour les vaches. Un de nos compagnons, spécialiste dans le domaine des assurances, nous a expliqué que la plaque "Union" (en plomb) qui orne la façade d'une des maisons attestait que la demeure était assurée contre l'incendie, ce qui devait la mettre à l'abri de toute intention criminelle du chef d'un voisin malveillant.
Traversant le Burle au pied de la "forêt brûlée", nous avons continué notre parcours sur la crête qui domine la vallée du Jaoul d'un côté, et la vallée du Gressentis de l'autre. De sa hauteur de 1 000 mètres, elle nous a offert une vue magnifique sur le paysage environnant, sur le Mont Saint-Baudille et ... sur les flancs blancs du massif du Canigou, clairement dessiné à l'horizon. Un pique-nique tiré du sac, dégusté dans un pré ensoleillé à l'abri du vent et arrosé d'une quetsche artisanale, nous a suffisamment restaurés pour nous risquer sur les pentes encore enneigées qui s'étalaient devant nous. Nous avons terminé notre rando par une descente dans les bois.
À l'arrivée, un café richement "habillé" de spéculoos, brioches, madeleines, chocolats belges, sirops, tisanes, thés, eau-de-vie de prunes et autres délicatesses nous attendait. Un moment chaleureux et convivial pour conclure une superbe journée dans la meilleure tradition "Escapade".
Mark.

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Balisage du 15 février 2019

Voici la preuve indéniable que l'Escapade ne chôme pas l'hiver ! Encore un bout de chemin ou les randonneurs ne risquent pas de se paumer. Un échantillon de la joyeuse équipe des escapadeurs sédentaires se sont encore attelés à la besogne : Mark l'homme fort, Alain, le joyeux drille, Ghyslaine, toujours prête pour les bonnes blagues et Nougatine, nous encourageant par ses léchouilles. Mémoires d'un bon moment passé entre amis, cinq sourires faisant écho à ceux des arbres, oxygène insufflé à ces artères que sont les sentiers et qui donnent aux humains l'occasion de dire merci à ce si beau jardin qu'est la nature !  François.

 

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Rando Pique-Nique Chaud à la Brunellerie (6 février 2019)

Ce mercredi matin, tous les éléments étaient au beau fixe pour randonner autour de la Brunellerie : soleil toute la journée sur la neige du week-end dernier, randonneurs motivés en manque de randonnée hivernale pique-nique chaud, présence d'un solide encadrement : François Garcia et Rolande, présidente de l'Escapade Saint-Jeantaise. À 9h, départ des halles de Saint-Jean, par le chemin du Carbounial puis nous avons rejoint celui de la Sentinelle pour redescendre à la Rougerie, à la sortie du hameau nous avons pris un sentier à gauche qui mène à la Brunellerie. À travers châtaigniers et superbes buis, nous avons atteint la Brunellerie pour partager un super pique-nique avec soupe et saucisses grillées, préparé dans la joie par le duo d'encadrement. Après les agapes, nous avons repris le chemin du retour qui nous a amené au bord de la Dourbie sur l'autre rive face au Moulin Bondon. En fin d'après-midi nous sommes arrivés à Saint-Jean par la Rougerie. Tous nos randonneurs sont preneurs pour repartir dans les prochains jours. Rose-Marie.
Voici aussi notre consommation, pas modérée mais gargantuesque : 12,7 km de sentiers périlleux, 550 m de montée, et puis nous avons descendu au moins 3 m de saucisse (délicieuse), 3 l d’alcools forts, 5 l de vin, 10 pipelettes, 10 l de soupe aux choux (pas moins délicieuse) et 3 fromages. Mark.


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Rochers des Anouts (26 janvier 2019)

Des quatre coins de la contrée, douze apôtres de la randonnée étaient au RDV non loin de Montredon sur le Larzac. Notre Everest du jour était les rochers des Anouts. Après un début trop calme, seulement pimenté d'avens et de deux bergeries typiquement caussenardes dont une avec paille, ce qui fit bêler quelques-unes de nos brebis et dire à d'autres que ce n'est pas demain la veille que l'escapade est sur la paille car on ne " chaume" pas. Heureusement cela devint "Kolantesque" un peu plus loin ou nous coupâmes à travers la lande pour prendre les rochers "à revers". Et ce fut le grand frisson car il fallut redescendre... Un rapide regard nous fit comprendre que rien n'était prévu pour nous faciliter la tâche ; seulement le courage et la solidarité du groupe. Seules quelques joyeuses glissades furent à déplorer. Après il fallut passer par une cheminée naturelle ce qui permit à tout le monde de s'apercevoir de la difficulté du travail du Père Noel mais ce fut un beau cadeau que nous offrait notre intrépide guide : Rolande. Tout le monde se retrouvât en bas sans casse, heureux et pour quelques-uns, surpris de leur exploit. Nous finîmes en pente douce en laissant les sueurs derrière. Les voitures nous virent arriver les pantalons tout salis de la bonne terre du Larzac et quelques vêtements un peu mouillés, vestiges d'une belle bataille de boules de neige dont, heureusement, peu atteignirent leur but. Merci à toutes et à tous et, pour une autre escapade doublement frissonnante, Rolande, c'est quand tu veux !


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Montagne de Brante (19 janvier 2019)

Dix hiverescapadeurs (en comptant Nougatine), cet après-midi-là, sortaient de leurs chaumières, prêts à gravir la montagne de Brante. Un ciel plombé de strato-cumulus nous observait de son regard gris mais l'ambiance était au bleu. Montée de la Cabrune et mise en jambes car, comme le dit le dicton local, "Toute rando partant de St-Jean, commence toujours en montant". Nous retrouvons bien vite nos chers châtaigniers qui, les yeux mi-clos, nous encouragèrent jusqu'au sommet. Le murmure de l'hiver était peu audible car trop couvert par la bruyante gaieté de nos compères. Chansons paillardes et rigolades, grivoises, scandaient notre marche, surtout animée par nos deux Alain et Guylaine en embuscade. Heureusement, Mark et Klasina tranchaient grâce à leur récente découverte de la méditation et tentaient de nous proposer une version apaisante de la randonnée par un élan intérieur vers la grande clairvoyance… Une toute mignonne sente dévalait sur le grand dos de la montagne, il nous donnât un supplément de charme et de belles vues à cette promenade. Il nous fallut nous transformer en chèvres des montagnes rocheuses et rivaliser de souplesse et d'agilité (!?) pour atteindre le bas. Nous étions un ruisseau heureux, bondissant sur les rochers, brillante chaîne, éclaboussant de nos voix et de nos pas incertains ces moments suspendus. Reconnaissants d'être ensemble dans cette nature souvent sacrifiée. La sente se fit large sentier qui, après avoir traversé le ruisseau du Gleys, nous conduisit auprès d'un chocolat chaud que nous servit Rolande. La chaleur de l'ambiance nous amena à refaire un peu le monde ; mais n'est-il pas là pour ça ? Un peu, sûrement. A la prochaine, François.

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L'Escapade dans les quartiers chauds de la capitale.

Depuis de nombreuses années la Fédération Française de Randonnée Pédestre organise et encadre une promenade urbaine nocturne à Paris le 3ème jeudi du mois sur un thème chaque fois différent. Hier il s’agissait de parcourir les quartiers chauds de la capitale et de découvrir les anciens lieux de débauche qui existaient jusqu’en 1946. Le rendez-vous était fixé devant le Moulin Rouge et Martine, pensant (ou espérant ?) qu’on lui demanderait d’effectuer un prestation sur scène, avait répété son numéro de French Cancan ! Le groupe a déambulé sur les pentes de Montmartre dans de petites rues pittoresques et sur des places inattendues. Tout au long de la promenade, nous avons eu des explications sur ces établissements spéciaux, sur les pensionnaires et aussi sur les clients, parmi lesquels il y avait des têtes couronnées de premier plan. Nous sommes passés devant quelques "maisons" célèbres comme le Chabanais, le One Two Two ainsi que d’autres plus discrètes. Notre groupe de promeneurs encadré par une dizaine de bénévoles de la Fédération, portant des gilets jaunes pour faciliter la circulation, a provoqué une certaine confusion et quelques interrogations. La promenade s’est terminée un peu après 22h 00 et avant de rentrer dans nos domiciles respectifs, nous avons pris une petite collation dans une pizzeria du boulevard Saint-Denis. En conclusion, nous sommes très tentés de revenir pour la prochaine sortie dans un mois qui sera vraisemblablement dans le Quartier Latin.
Michel Genin



Soubès (5 janvier 2019)

Le vent était bien fraichouillet ce matin mais le soleil était au rendez-vous à Soubès. Pour la première rando 2019, Claudie nous attendait avec 7 autres randonneurs sur le parking du château. C'est donc une cordée de 12 qui se met en marche pour gravir les coteaux aux vignes nues. Nous découvrons les capitelles, petites constructions de pierres sèches destinées à abriter les paysans de la pluie mais aussi du soleil mordant. L'ascension se poursuit sur le sentier bordé de forêt de chênes verts mais aussi de pins en longeant le lit d''un ruisseau presque à sec. Nous faisons une petite pose au détour du sentier près d'une galerie d'une ancienne mine, puis la montée reprend jusqu'au plateau du Larzac.  Nous passons devant la source toute gelée du pas du loup avant de déjeuner au mas du Rouquet. Après notre pique-nique, Claudie, comme par magie, sort de son sac royaumes et galettes ainsi que du vin chaud et c'est dans la bonne humeur que nous dégustons ces gourmandises. Les ventres repus, nous prenons le chemin du retour par le bois des Coutelles, découvrant tour à tour dolmens, la léproserie, le point de vue sur le cirque de Soubès et le sentier botanique de Font d'Amans riche de variétés végétales dont la salsepareille adorée des Schtroumpfs. Nous nous quitterons heureux d'avoir partagé cette randonnée hivernale après avoir englouti les derniers morceaux de royaume.

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Valescure (29 décembre 2018)

La montagne, ce jour-là, nous offrait deux appels, deux invitations. Le premier prit la forme de rayons tendres d'un soleil d'hiver ; il déversait son miel sur la courbe des paysages. Le deuxième avait la forme d'un petit sentier comme nous les aimons. Il sillonnait comme deux bras ouverts à travers une pluie de châtaigniers sortie du grand nuage de la terre. Il ne mouillait que les yeux. Son sommet était recouvert d'une chevelure de verts genêts. C'est là qu'il nous offrit ses trésors : une vue grand angle sur notre territoire ; l'endroit à aimer en priorité, le théâtre de nos émotions et les promesses d'autres randonnées. La balade nous offrit un autre trésor : l'amitié souvent renouvelé des 13 escapadeurs, leur amitié envers leur nature, la découverte de tous ses frissons secrets. Nous plongeâmes ensuite dans le hameau et sa vallée de Valescure. Histoire des pierres et des humains, d'un ruisseau laboureur patient de son sillon dans la montagne. Le soleil, entrant dans sa chambre à coucher, plongeât la fin du parcourt dans l'ombre et l'humidité. Le groupe tint bon et, même après Rivalte, lumière éteinte et corps transits, la gaité féroce nous amena à la ligne d'arrivée. 3h30 et 8 km de joie partagé.

 

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Fontainebleau (16 décembre 2018)

Une diaspora francilienne réduite a répondu à l’invitation de la grande prêtresse de Fontainebleau pour une randonnée en forêt avec parcours acrobatique parmi les rochers. La régionale de l’étape, venant de Melun, était présente et enthousiaste, comme à son habitude de vif argent de l’Escapade. Nous avons regretté l’absence de nos deux brillantes enseignantes des Yvelines ainsi que de tous nos amis escapadeurs d’Ile de France.
Le parcours des 25 bosses dans le Massif des 3 pignons nous a permis de crapahuter parmi les rochers de la Souris, de Jean des Vignes, du Guetteur et des Sabots, puis le Diplodocus et enfin pour terminer la Grande Montagne pour retrouver, parmi les gravures rupestres, le sosie de la Dame de Saint-Cernin (voir photos). Le temps était frais plutôt que froid et l’humidité sans pluie était tout à fait supportable. Nous pensions avoir la forêt pour nous seuls, mais nous n’avons jamais vu autant de monde : trailers, courses d’orientation, vététistes, un groupe de cynophiles avec une vingtaine de chiens et un cavalier avec de nombreuses traces de chevaux, mais pas de raton laveur !
Pendant notre arrêt déjeuner, nous avons évoqué la section belge de l’Escapade et en particulier le disciple d’Euterpe et d’Esculape qui, après un passage chez un confrère chirurgien-cardiologue, est revenu chez lui avec un cœur amélioré et même boosté pour affronter les futurs excès gastronomiques, œnologiques et même son endurance pédestre. Aussi, nous avons bu à sa santé en présence de son emblème national (voir photos).
Bonnes festivités de Noël et du Nouvel An à tous et à l’année prochaine.
Trinquem a l'an que ven ! Se sèm pas mai, que siaguem pas mens !
Michel   

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Téléthon 2018 (8 décembre 2018)

Le rendez-vous sur l'Esplanade de St-Jean a réuni 22 randonneurs solidaires à la cause du Téléthon. Bien emmitouflés car le vent soufflait fort, nous sommes montés à l'assaut du Château d'Algues par le hameau de Fougayrolles. Chacun a pris son rythme pour grimper sur le sentier dans la forêt de châtaigniers, l'odeur d'humus et de champignons embaumait et tout en étant prudente pour ne pas glisser sur le tapis de feuilles mortes, la cordée est parvenue jusqu'au chemin de St Michel. Puis changement d'effluve, nous avons profité gratuitement des bains de purin de brebis de la ferme de René Carrière avant d'atteindre les ruines du château. Le ciel dégagé nous a permis d'apprécier ce magnifique panorama sur les montagnes et la vallée de la Dourbie. La descente s'est amorcée par le sentier du village d'Algues et une petite visite au moulin à plâtre. Alain Niochau, devenu notre chef de chœur, nous a donné la note pour une arrivée en fanfare sur l'Esplanade et nous avons remis notre généreuse collecte (215 €) à Daniel Viala, organisateur de cette journée Téléthon.

 

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Vallée de Lavaur (1 décembre 2018)

En chemin, notre vision s'arrêta sur une "coupe claire". Un bouleau, épargné par les tronçonneuses, arborait fièrement sa vivante colonne d'albâtre encore étonné d'être seul sur la place. Une heure avant, dix copains et copines étaient bien décidé à utiliser le seul moyen de locomotion à zéro émission de carbone : les jambes ! Cela tombait bien, aucun gilet jaune ne barrait la route ! Le ciel distillait un suave soleil qui baignait dans une aquarelle de bleu et de gris. Le chemin louvoyait à travers les châtaigneraies et le rideau de leurs feuilles que le début d'hiver avait retiré, nous montrait son autre réalité : leurs opiniâtretés à préparer le printemps. Au loin, quelques éclairs : la Sentinelle, les vallées ou les foyers abritent les hommes et les crêtes des remparts des Causses. Sous nos pas, des traces nous rappelaient que nous ne sommes pas seuls à partager ce territoire et, l'espace de deux heures, ils devenaient nos frères. Tous ces condiments n'étaient qu'un cadre car le tableau sans ombre, était bien les discussions entre nous et les sujets ne manquaient pas ! Tant de projets furent sur la table que la durée de la rando ne suffit pas pour les alimenter. Nous dûmes continués, après la balade, autour des verres remplis et de pâtisseries diverses, les conversations entamées. Quelque part, dans une banlieue de St-Jean, longtemps après que la journée ait épuisé sa réserve de soleil, d'autres rendez-vous étaient conclus... Entre autres, la prochaine randonnée.

 

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La Grave, circuit du Mont Redon, Homs (21 novembre 2018)

Nous étions sept à La Grave (Sauclières), tous mû par le besoin pressant de sentir l’automne sous nos pieds, à nous lancer sur le sentier du Mondredon. Une rando aussi classique qu'incontournable, qui à chaque saison et même à chaque moment de la journée offre de nouvelles perspectives et surprises à ceux qui s’engagent sur ses sentiers.
Nous sommes d’abord allés admirer la Vierge qui dans sa beauté resplendissante veille sur Sauclières, ainsi que le panorama à la Croix de Sauclières. Après avoir grondé celles qui, enivrées par les parfums des sous-bois, s’étaient abandonnées à la cueillette de sanguins, grisets et girolles, nous avons poursuivi notre chemin. En passant par le joli arc qui encadre une belle vue sur le Causse de Campestre côté Grailhe, et devant une petite caselle élégante, nous sommes arrivés à Homs.
En traversant le magnifique mini-chaos qui rivalise avec son grand frère à Montpellier-le-Vieux, nous avons vu le très beau spectacle du soleil couchant illuminant le St-Guiral et le massif du Lingas, leurs rondeurs douces pudiquement enveloppées d’une voile de nuages.
La descente vers Sauclières, qui exigeait un peu de précaution à certains endroits à cause de l’épais tapis de feuilles, n’a pas réussi à briser notre allure, ni nos conversations animées qui ont rappelé à François un vieux dicton finlandais : une journée sans paroles est une journée perdue. Arrivés au point de départ, nous nous sommes quittés, tous satisfaits de cette belle balade.
Mark

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Le balisage du circuit "un chemin, une école" est enfin terminé. Il peut, maintenant, attendre ses premiers visiteurs. Huit panneaux, sept poteaux, un grand nombre de coup de sécateur et de pinceaux et sans oublier une joyeuse dose de bonne volonté ont été nécessaire pour mener l'entreprise à bien. Merci encore à tous et à toutes les participants(es).
Nous allons maintenant nous atteler au secteur des tables d'orientation et de la Sentinelle. Nous vous tiendrons informés pour que vous puissiez, si le coeur vous en dit, y collaborer.

 

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Randonnée du mont Saint Baudille – 10 km – Massif de la Séranne (1 novembre 2018).

Le 1er novembre 2018, par une météo clémente, 17 randonneurs de l’Escapade se sont donné rendez-vous pour découvrir un nouveau parcours : la randonnée du mont Saint Baudille, encadrée par Mireille A, Thierry D et Michel G.
Ce parcours en boucle, relativement facile (450 mètres de dénivelé positif) permet d’accéder au sommet et à la table d’orientation du relais TELECOM qui culmine à 848 mètres. Une vue extraordinaire à 360° : nous avons pu observer les sommets du Pic St Loup, le St Guiral ; et les sommets pyrénéens et alpins tels que le Ventoux, ou encore, le Pic du Canigou se devinaient. Nos guides ont choisi de nous faire débuter la randonnée en empruntant une portion goudronnée qui monte lentement, un choix judicieux qui a permis au groupe de "s’échauffer". Nous avons ensuite suivi le balisage et emprunté un sentier, une ligne de crête, menant au Pioch (= col ou pic en occitan) Farrio, appréciant les paysages caussenards du Larzac et le relief plus chaotique de la vallée de l'Hérault. Nous avons traversé des paysages héraultais particulièrement intéressants en raison de leur position qui est comprise entre la plaine littorale et le relief cévenol. La végétation est très variée : bruyère, buis et garrigue.
En conclusion : une très belle randonnée même si une partie de la descente se fait dans les cailloux et peut paraître un peu fastidieuse. Nul doute que nos éclaireurs nous proposeront très vite d’attaquer le Roc Blanc, ce point culminant du massif héraultais de la Séranne à 942 mètres que nous avons aperçu... de l’autre côté.

 

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Nous voilà aux portes de la saison dénudée et l'Escapade vous prépare ses nouvelles hivernales. Hé oui, l'aventure continue et toute la bande, permanents de St Jean, leurs bâtons givrés, vous propose des balades autour du village tous les 15 jours en moyenne. Cette fréquence allégée nous permettra de parfaire nos sentiers. La première sera animée par notre ami Mark, le 21 novembre et la deuxième le 1er décembre. Vous aurez toutes les informations sur nos sites habituels en temps utile, et nous restons disponibles pour toutes vos demandes concernant nos activités annexes comme le balisage. L' équipe reste fidèle à sa philosophie et comme le dit le proverbe africain : "Quand on marche seul, on va vite, mais quand on marche à plusieurs, on va plus loin".
Alors, pour la bonne santé de toutes et de tous, nous vous attendons dans notre belle contrée avec notre équipe toujours motivée. Et n'oubliez pas que nos escapadeurs migrateurs vous attendent également dans la région parisienne avec d'autres propositions de randonnées à venir.


Saint-Sauveur du Larzac (20 octobre 2018)

Nous avons laissé la brume couvrir pudiquement la vallée. Le lampadaire du jour nous attendait aux Liquisses où nous avons embarqué pour la rando du jour. Les 14 escapadeurs étaient prêts. Trois départements étaient présents : Gard, Hérault et Aveyron et tous voulaient profiter de cette belle journée d'automne. En cette saison, l'âpreté du causse du Larzac s'était métamorphosée en sensualité ; douce et ronde comme les couleurs d'octobre savent bien le peindre. Un été indien bien venu pour toute la tribu. En cette saison, le ciel éclaire les chênes et les amélanchiers et les baigne des douces couleurs de soleil couchant. L'ambiance faisait l'écho à cette suavité ; piquetée çà et là de propos bien naturels entre personnes liées par une forte camaraderie et amitié : la familiarité. Jolis fermes et village défilaient, brebis et chiens de berger aussi. Regards affairés aux horizons lointains devenus oiseaux ; les yeux deviennent des ailes et par deux font le rythme de la chanson. En fin de promenade, quelques petits nuages réussirent à donner du relief à un bleu trop insistant. Nous dédions cette randonnée à notre amie Ghuylaine qui nous a adressé un message très touchant dans la tourmente de son épreuve et, en lui faisant écho, nous lui disons : tiens bon notre chère Ghuylou, toute la troupe est avec toi, que ta bonne humeur soit vite là et que vite tu sois avec nous. Connaissant ton tempérament, nous te faisons confiance. Grosses bises de tous et toutes et bon rétablissement.
François

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Balisage à Sauclières "un chemin, une école" (12/10/18)

Ce fut un bonheur immense de s'apercevoir que tant de personnes se sentent impliquer à réaliser une des missions principales de notre association. Huit escapadeurs étaient là, sous une bruine tenace, prêts à transformer un circuit "sur la papier" en un parcours réel qui repose sur un désir de rendre un morceau de nature accessible au regard de l'être humain. Et quel plaisir d'imaginer quelques dizaines de bambins, accompagnés de leur instit, s'approprier cet espace de liberté et d'expression pour leur propre développement. L'ambiance était excellente et chacun d'y aller de son écot physique ou intellectuel. La neuvième participante fut Nicole chez qui nous nous retrouvâmes vers midi pour partager une collation bien méritée. La semaine prochaine, nous continuons car qui pourrait nous arrêter ? En résumé, installer de la signalétique est une affaire de "poteaux" (potes) et l'Escapade sait trouver les ressources pour indiquer la direction sans tomber dans le panneau ! Merci encore à tous et à toutes. François.

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Sauclières, vallée de Brévinque, St-Michel (6 octobre 2018)

Comme convenu ce samedi 6 octobre Myriam nous attendait à l'école de Sauclières pour un parcours qu'elle seule connaissait. Nous sommes 21 marcheurs décidés à la suivre. Chemin faisant à travers les chênes et les buis, elle nous fait découvrir le ruisseau de Brévinque qui, à notre grand étonnement, après toute cette saison de sécheresse, coule abondement. Ce circuit facile nous emmène jusqu'à St-Michel, où nous attendent Jean-Phiphi et Gégé. Nous tirons du sac notre pique-nique près de la petite Chapelle de Rouviac. Les estomacs pleins nous entamons la montée soutenue sur le causse en longeant le Bois du Roi. Le souffle est court, les jambes lourdes, l'ascension n'en finit pas, il faut encourager les derniers de la file. Nous détournons notre itinéraire pour rendre visite au Dolmen aux pierres impressionnantes. De retour sur Sauclières, nous empruntons l'ancienne voie ferrée avant d'aller boire un verre chaleureusement offert par Myriam.

 

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Sauveterre, Eglazynes et St-Marcellin (29 septembre 2018)

8h du matin, 9 degrés devant les halles de Saint Jean... Nous étions 10, petite polaire, bâtons en main et sac à dos à nous répartir en covoiturage pour rejoindre le Rozier où était le départ de cette randonnée. Près d'une heure de route après nous devions atteindre Peyreleau où garer les voitures (100km de Millau : interdiction d'entrer dans le Rozier).
Après avoir traversé le Rozier, nous laissions la D907 au bord du Tarn au niveau du Pont cassé pour prendre à gauche une piste qui grimpe et se transforme heureusement en sentier que l'on suivra en terrain boisé non sans jeter un œil aux falaises qui nous dominent de part et d'autre de la vallée. Une longue marche en balcon nous conduit au pieds de la falaise où découvrant une petite maison, et en grimpant plus haut, s'abrite le village troglodytique d'Églazines avec son four à pain et sa petite source appréciée avec la découverte du site. Églazines fut construit au XIIe siècle et servit de vigie à l'entrée des gorges du Tarn, pour le compte d'une seigneurie locale. Ses derniers habitants ont quitté les lieux en 1960.  La vue est splendide sur la vallée avec à nos pieds les villages de Peyreleau et du Rozier, et les rochers multiformes autour desquels s'agitent les vautours dont 2 paraissent jouer les guetteurs.
Nous poursuivons en direction de Saint Marcelin. Une douzaine de personnes habitaient Saint-Marcellin avant de le déserter le village devant les difficultés du quotidien. Pourtant, jusqu'en 1830, il demeura un important lieu de pèlerinage. Les croyants venaient des alentours implorer les cieux d'être généreux en pluie, une denrée rare sur les causses arides en été. Une autre particularité du hameau tient à la manière dont étaient enterrés les défunts. Devant le manque de terrain disponible pour y établir un cimetière, ils étaient inhumés dans la chapelle ou même dans l'unique chemin. C'est d'ailleurs la première dalle que nous apercevons à notre arrivée au village sur laquelle figure une inhumation datée de 1923. Malheureusement la chapelle est fermée. Non loin de là, la source indispensable à la vie dans ce lieu inaccessible. Des ruines d'un antique castel sont encore visibles à la sortie du village. Il était la propriété du comte de Mostuéjouls et était assez rudimentaire dans son architecture puisque constitué d'un simple mur fermant une caverne. On accédait à ses trois étages par des échelles qu'il suffisait de retirer en cas d'attaque ennemie.
Les estomacs commencent à se manifester, mais il faut continuer à monter en direction du plateau...Chemin faisant, découverte de l'aven de la Peyrine et enfin, arrivée en un lieu reposant et frais à souhait : la fontaine des Paillasses pour le pique-nique très attendu. Après la pose, un peu plus loin sur le plateau, après un beau point de vue sur le massif de l’Aigoual (on voit très bien la station météo, et jusqu'au St Guiral) nous voilà en route pour le hameau de Vors qui s'ouvre sur un panorama magnifique où on découvre, entre deux vallées le viaduc de Millau. Le chemin devient caillouteux, plus délicat mais les feuillus laissent entrevoir cette fois le Lévézou lointain et ses éoliennes, ou bien des rochers aux formes et hauteurs variées ou chacun laisse vagabonder son imagination : une armée en marche, un chat, un hibou... La descente sur Liaucous devient plus technique et va demander toute notre vigilance. Quelques poses pour admirer le village médiéval de Mostuéjouls, son château, et ses environs. Nous voilà au carrefour qui conduit sur la via ferrata de Liaucous.  Mais nos genoux ayant un peu souffert, la via ferrata ne sera pas pour aujourd'hui !!! À l'unanimité nous optons pour une bonne bière au Rozier...
Merci à nos guides pour cette journée de découverte et (quelle chance) une météo parfaite qui nous a donné des horizons sans nuage. Myriam

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Caselles et dolmens autour de la Couvertoirade (22 septembre 2018)