Cantobre par l'Œil de Bœuf (6 juillet 2019)

Nous avons laissé St-Jean puis Cantobre avec ses maisons rochers. Contents de profiter de cette fraîche matinée, nous sommes montés tous les huit, à l'assaut de la corniche. D'abord le rocher grotte, puis celui en arceau nous amenèrent devant le panorama de la vallée de la Dourbie. Cela montait encore mais le moral était bon. Quelques fleurs renvoyaient un peu du ciel qui les arrosait ; elles répondaient du nom chantant de cigalon. Le chemin s'élargit un peu et nous voilà arrivés à l'ancienne bergerie du Martoulet et là, la mission devint de trouver le vrai "Roc Nantais". Au terme d'une marche escalade, nous y étions. Panorama, photos et contentement. Tout le long les oiseaux nous encourageaient de leurs chants ainsi que ceux de Marie-Jo, toujours gaie comme un pinson ! Puis vint la descente et sa délicieuse coudraie, pays de cocagne pour les écureuils. Quelques cormiers s'étiraient pour grappiller un peu de lumière en regardant passer ces drôles de bipèdes avec leurs bâtons qui cherchaient l'ombre maintenant.
Les voitures donnèrent l'ordre d'éparpillement de l'équipe ; chacun s'en allant vers d'autres aventures dont quelques-unes seront contés à la prochaine randonnée. François.


La Ségalasse, Lapanouse de Cernon (3 juillet 2019)

Lâchement abandonné par l'inspiration, j'emprunterai, pour ce compte-rendu, au récit d'un touriste belge en vacances dans l'Aveyron fin des années 50 ("En douce dans le 12", Raoul Van der Plas, éditions Tournesol, 1959).

"Ma femme, mes enfants et moi sommes en villégiature à St-Jean du Bruel depuis une semaine. Ce matin, nous avons pris la direction de Lapanouse de Cernon avec d'autres amis (dont mon beau-frère Albert que je déteste). Nous étions 10 au départ de ce parcours. Nous avons suivi, un peu au hasard, un chemin légèrement escarpé, bientôt traversé par une coulée de pierres dont certaines montraient des fossiles de l'époque jurassique : des ammonites, des formes d'organismes très curieuses, aucune trace de mes ancêtres français. Quelques papillons, des Pyrales du buis, voltigeaient deci delà, attendant leur heure de gloire. Trouvant très joli ce lépidoptère, mon épouse Wolleke, accrocha un spécimen à sa boucle d'oreille (voir photo) ce qui, ma foi, était du plus bel effet. Peu habitués aux efforts de montée dans ces contrées ensoleillées, c'est avec soulagement que nous avons pénétré dans une buissière, ombreuse et fraîche : plein de chants d'oiseaux, des variétés de plantes à rendre jaloux C. von Linné lui-même (Sabot de Vénus, Baiser de Judas, Seau de Salomon...), entonnoirs creusés par les blaireaux dans lesquels ils se soulagent (Black is black)... Au détour du chemin, un abreuvoir bucolique semble le lieu idéal pour la photo de famille. Sur un contrefort, toute la région se dessine, telle une carte géographique : village accroché à un affleurement rocheux, formation géologique en forme de pyramide tronquée, voie de chemin de fer reliant deux villes à imaginer... Un dernier effort et nous arrivons au sommet sous un soleil de sidérurgie wallonne. Déjeuner à l'ombre des jeun... non ! Bière et filet américain nous réconfortent et calment les enfants. Bon, il est temps de descendre, chemin glissant demandant de l'attention, transpiration abondante, nous passons devant la gare de Lapanouse toute d'activité méridionale et sous un ouvrage d'art qui supporte la voie ferrée. Nous traversons les Devèzes, zones de biodiversité végétale (les célèbres orchidées). Que voilà une bonne idée pour le développement du tourisme ! Retour à Lapanouse et à ma 2 cv. flambant neuve, climatisée (capote et vitres latérales rabattables). La route passant à Ste-Eulalie, un arrêt s'impose au café municipal : bières gouleyantes et limonades fraîches nous comblent. Quelle magnifique journée !!! ".
Bien sûr vous remarquerez dans ce texte quelques anachronismes, quelques imprécisions, des lieux communs regrettables et le rouge me monte au front quand je lis "Seau de Salomon". Quel manque de jugement ! Une prétention déplacée, un manque d'information flagrant ! Le style ne vaut pas un clou, ce qu'il raconte n'intéresse personne, les blagues sont foireuses et le texte me tombe des mains. Vous serez encore plus étonnés d'apprendre que ce récit (?) a reçu un prix au concours des plus beaux comptes-rendus 1960, jury présidé par Germaine Nothomb, grand-mère putative d'Amélie. On se demande vraiment ce que nos amis belges avaient dans la tête pour monter ainsi en épingle un texte qui, jamais, n'aurait dû être publié. Heureusement, tout cela a bien changé ! Jean-Philippe.


Gorges de la Dourbie (29 juin 2019)

18 personnes se sont retrouvées en mode convivialité ce samedi 29 juin. Cette randonnée organisée par Michel Génin a tenu toutes ses promesses et a ravi les participants. Marche à l’ombre… des arbres majestueux comme les châtaigniers et les frênes ; petits sentiers variés avec en toile de fond une Dourbie plus magnifique que jamais. "Marmites bouillonnantes" qui nous ont rafraîchis le temps d’une baignade appréciée avec repas tiré du sac à la clef. Le retour sur Dourbies nous a livré la présence de témoignages anciens : béals et clèdes, c’est paraît-il, "une histoire de châtaignes !" Après la photo sur le pont neuf, un pot de l’amitié vint clôturer notre charmante journée, en se donnant rendez-vous mercredi prochain. Christian.

 


Saint-Guiral par le Jaoul (22juin 2019)

Nous étions 22 à nous rassembler au Jaoul, où nous avons été accueillis par Patrick et Béatrice Vergues qui avaient mis la cour de leur ferme à notre disposition pour garer les voitures. Après avoir admiré quelques brebis et leurs agneaux, nous avons entamé l'ascension vers le St-Guiral, à 8 km de distance et 500 m plus haut. La montée en pente douce n'a posé aucune difficulté et nous a conduit à travers la forêt domaniale de la Croix de la Guérite, très ombragée, vers l'ancienne ferme des Fonzes. Après une courte pause nous avons continué notre route vers le menhir qui se situe sur le GR 71, sur la limite entre l'Aveyron et le Gard, à 1 035 m. La vue très dégagée sur le village d'Esparon, le Pic d'Anjeau et le massif de la Séranne méritait bien un temps d'arrêt.

En poursuivant notre chemin, nous avons rejoint le GR 71 un peu plus loin, à 1 184 m de hauteur. À partir de là, la montée exigeait un peu plus d'effort physique, largement récompensé par la beauté des immenses massifs de genêts en fleur et par l'approche finale du St-Guiral dans l'ambiance féerique de la forêt dense.

Après le pique-nique (comprenant gâteau d'anniversaire avec bougies 'tiré du sac') au pied du rocher emblématique, nous sommes montés au sommet pour apprécier le panorama à 360°, qui laissait deviner le Caroux ainsi que les salins du midi, et nous avons visité l'ancien ermitage et l'imposant rocher qui selon la légende serait la tombe de St-Guiral.

Le retour en descente par la Croix de la Guérite sur le chemin du Pal, avec une très belle vue sur le Serre du Cayla, n'a posé d'autre défi que de passer devant quelques dames en fourrure qui au lieu de leur habituelle "lourdeur impassible et nonchalante qui a[...] quelque chose de bovin" guettaient ces intrus armés de bâtons de marche d'un œil méfiant, prêtes à défendre leur progéniture au moindre faux mouvement. Mais tous sont passés indemnes. En suivant le ruisseau de Quatrefages, nous sommes arrivés à notre point de départ, où nous nous sommes quittés... pour nous retrouver bientôt sur d'autres chemins. Mark van de Beek

 

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Chemin de Brante (15 juin 2019)

Le temps était pourtant médiocre ce samedi 15 juin, malgré tout, 4 escapadeurs revenus du chemin de Stevenson ont trouvé un peu de force pour accompagner 7 autres courageux marcheurs décidés de découvrir le nouveau sentier de Brante terrassé et balisé au printemps par notre équipe de choc. Nous avons eu la chance de croiser en chemin un jeune couple d'Australiens, accompagnés de leur petit garçon d'un an (on recrute de plus en plus jeune à l'Escapade), qui nous ont emboîté le pas.  Arlette et Monique, venues respectivement de Dourbie et de Nant ont, pour leur première rando avec l'Escapade, apprécié l'ambiance de notre dynamique association et ont promis de revenir. Sur le chemin du retour, avec toute cette végétation gorgée d'eau, les senteurs s'en trouvaient multipliées et nos narines saturées. On se quitte sur des promesses de retrouvailles. Rolande.

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Sur le chemin de Stevenson (12-13-14 juin 2019)

Cher Monsieur Stevenson, vous n'allez peut-être pas le croire mais votre livre "Voyages avec un âne dans les Cévennes" fait toujours un tabac, il est constamment réédité ! L'itinéraire que vous avez emprunté il y a près de 140 ans s'appelle aujourd'hui "le Chemin de Stevenson", des milliers de randonneurs l'empruntent chaque année, pas moins de trois GR s'y croisent. À notre tour de marcher sur vos pas modestement bien sûr (référence à votre chère Modestine) car nous n'entendons pas vous imiter en tous points. Excusez-nous Monsieur Stevenson, nous ne ferons que deux étapes et prendrons le chemin à l'envers, pour ce qui est des bagages, nous les porterons sur notre dos...
Reprenons depuis le début, départ à 15h de Saint-Jean pour les dix-huit randonneurs de la session de juin, co-voiturage jusqu'au gîte de La Garde situé à quelques kilomètres de St-Germain de Calberte, un arrêt est prévu en chemin au Plan de Montfort pour un petit point d'histoire. Nous sommes en effet au cœur des Cévennes, haut lieu du protestantisme et de la guerre des Camisards. Au Plan de Montfort où différentes batailles eurent lieu, un monument fut érigé en 1888 pour commémorer le centenaire de l’Édit de Tolérance et la mémoire des martyrs, merci à Michel pour ces informations. Le gîte "La Garde" est une très bonne adresse, en pleine nature, un accueil chaleureux de la part du propriétaire et de ses deux fils, un repas copieux et délicieux nous attend, après le dîner, Rolande et Michel organisent une soirée jeux dont je ne dévoilerai rien, le secret sera bien gardé jusqu’en juillet ! Pour la nuit nous avons le choix entre un dortoir et deux charmants chalets de quatre places, léger problème, un des chalets n'a pas de portes, qui va dormir dans le chalet ouvert aux quatre vents ? eh bien, cinq personnes se portent volontaires. Klasina, la pauvre, nous dira le lendemain avoir compté les étoiles...
Jeudi matin, courte visite de St-Germain de Calberte et démarrage effectif de la rando au Village Vacances Lou Serre de la Can. Le temps est magnifique, le ciel est dégagé, 5 km de montée, un chemin forestier assez raide au début et puis de plus en plus rocailleux, enfin nous atteignons le sommet et là sur le chemin des crêtes nous profitons de la vue formidable sur les Cévennes, on distingue bien le mont Aigoual. Pique-nique au col des Laupies à 1 001 m d'altitude, zone de partage des eaux, on rencontre nos premiers ânes. L'après-midi, ce n'est que de la descente, un agréable sous-bois entrecoupé de gués, la rivière Mimente coule en contrebas, le paysage est très reposant, nous ne sommes pas loin de notre point d'arrivée, Cassagnas. Deux possibilités s'offrent à nous, aller directement au gîte ou passer par Cassagnas ? Dilemme, quelqu'un dit : on va à Cassagnas, le groupe acquiesce, on pense à un bon café, on marche, on marche, on traverse Cassagnas, rien, il n'y a rien à voir à Cassagnas et pas de café, les esprits s'échauffent, si on avait su... T'as voulu voir Cassagnas ? T'as vu Cassagnas !  Notre gîte du soir s’appelle l’Espace Stevenson, c’est l’ancienne gare de Cassagnas, autrefois la voie ferrée reliait Florac à Alès, essentiellement des trains de marchandises. Le gîte est juste au bord de la rivière, idéal pour se délasser les pieds après la marche, encore une très bonne adresse, Annabelle et Luc, les propriétaires sont très prévenants et leur cuisine est savoureuse, Annabelle nous dit qu’il faut goûter un peu de tout mais un peu de tout plus un peu de tout au final ça fait beaucoup ! Vendredi matin, la météo est nettement moins clémente que la veille, de la pluie dès 8h, nous ne nous pressons pas trop pour partir sachant qu’il va pleuvoir toute la matinée, eh oui Monsieur Stevenson, nous sommes bien équipés, nos téléphones portables nous indiquent non seulement l’heure, le temps qu’il fait mais ils calculent aussi les dénivelés, les kilomètres et même le nombre de pas parcourus… Nous sortons les capes de pluie et en avant, heureusement le chemin forestier que nous empruntons est assez large et monte progressivement, nous avançons rapidement car l’orage commence à gronder, arrivés presque au sommet la pluie se calme, on profite alors de la vue sur les crêtes couvertes de nuages et alors que nous cherchons un coin tranquille pour pique-niquer, qu’est-ce que l’on découvre ? Des vestiges d’une villa gallo-romaine, grande villa ensoleillée avec chauffage au sol dit le panneau explicatif, les différentes pièces d’habitation sont bien visibles, il s’agit de l’unique villa gallo-romaine mise à jour dans les Cévennes, on n’a pas fini de rêver !
Il est temps de prendre le chemin du retour, la boucle est bouclée, nous arrivons à Serre de la Can vers 15h.
Stevenson aura le mot de la fin ; "Nous sommes tous des voyageurs dans le désert de ce monde, tous aussi des voyageurs avec un âne et ce que nous trouvons de meilleur en route c’est un loyal ami. Bienheureux celui qui en trouve plusieurs ! Nous courons le monde en fait pour les rencontrer. Ils sont le but et la récompense de la vie." Merci Monsieur Stevenson et merci les amis pour cette belle aventure !
Martine Larrivé

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Chemin des Morts, Camprieu - Saint-Sauveur (8 juin 2019)

Après avoir garé les voitures à l'extrémité des gorges du Trévezel, en-dessous de l'ancien village de Villemagne, nous étions 20 personnes à emprunter "le sentier des arbres" qui longe le ruisseau de Bramabiau. Nous fûmes, d'entrée, saisis par la hauteur des arbres et leur diversité. Cet "arboretum" a servi, il y a plus d'un siècle, de jardin d'expérimentation aux différentes essences de résineux et de feuillus en vue du reboisement du massif de l'Aigoual. Pour nous aider à les identifier il subsiste d'anciens panneaux indicatifs de l'ONF.
Le sentier, balisé en jaune, descend vers le Bramabiau bien avant le village de St-Sauveur. Après avoir longé l'ancienne retenue d'eau réalisée par la société des mines, nous empruntons un chemin bordé de grosses pierres : "le chemin des morts". À mi-chemin, une croix en béton, posée sur un bloc de granit plat, marque le point de rencontre entre la procession qui descendait le cercueil depuis Camprieu et l'officiant de la cérémonie qui montait de St-Sauveur.
Rapidement nous rejoignons le village de Camprieu ; après l'avoir traversé, nous empruntons le GR qui monte le long de la mairie pour redescendre à "la perte du Bonheur". Ce lieu grandiose voit disparaître le ruisseau du Bonheur au fond d'une arche calcaire. La prairie à l'entrée offre un coin propice à la pause "casse-croûte".
Nous poursuivons le sentier en direction du nord pour passer devant l'Abime de Bramabiau en empruntant le sentier, sur la gauche, qui descend jusqu'à St-Sauveur. En chemin nous visitons l'ancienne ferme de La Boissière restaurée par l'ONF, avec son porche typique. Le hameau de St-Sauveur avec son église, son château et son cimetière apparait au bout du sentier en sous-bois. L'ensemble, vu l'état avancé de sa dégradation, pourrait faire l'objet d'un chantier de rénovation (appel à volontaires...). À noter en haut du cimetière la tombe d'un mineur centenaire d'origine grecque. En ce début juin la nature était en fête : genets fleuris, ancolies, ornithogales, hépatiques, saponaires, boutons d'or, vipérines et cytises... Jean-Marc Albigès

 

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L’Escapade balise pour le Parc des Grands Causses

En effet, à la demande de Joël ATCHÉ, chargé de mission randonnées et activités de pleine nature au Parc Naturel Régional des Grands Causses, l‘Escapade vient d’effectuer deux interventions de balisage, la première le 4 juin entre la Rougerie et la Brunelerie, la seconde le 6 juin sur le versant Ouest de la Montagne de Brante. Un troisième itinéraire, situé sur le Rocher de Labarthe et intitulé le KM vertical, sera marqué très prochainement. Les trois sentiers sont destinés aussi bien aux coureurs de trail qu’à la randonnée pédestre. Ces balisages s’inscrivent dans un vaste programme soutenu par la Communauté de Communes, le Conseil Général de l’Aveyron et dont le Parc des Grands Causses est le maître d’œuvre. Le projet global consiste à réunir entre eux des réseaux existants et des itinéraires multi-activités avec en particulier la Grande Traversée du Massif Central dans le cadre du Pôle Ressources National Sports de Nature créé par le Ministère des Sports. Mardi nous étions 6 volontaires de l’Escapade dont 3 baliseurs certifiés (François, Mark et Jean-Philippe, qui ont suivi une formation assurée par le Comité Départemental de Randonnée Pédestre en Avril 2017).  Certains s’occupaient de nettoyer un peu le sentier en s’attaquant aux genêts, aux branches basses des châtaigniers et aux ronces envahissantes pendant que d’autres repéraient le positionnement optimal pour le balisage et réalisaient le marquage jaune. Ces premières journées de travail ont été concluantes, mais d’autres interventions seront encore nécessaires. L’Escapade sera toujours au rendez-vous.

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Aumessas entre Albagne et Bavezon (1er juin 2019)

Ce samedi 1er juin, 18 randonneurs se sont présentés à Aumessas pour suivre Alain Niochau sur les sentiers de sa belle commune, entre les rivières le Bavezon, à l'est, qui prend sa source près du col des Portes, et l'Albagne, à l'ouest, qui prend sa source à Montlouvier. Après une distribution de café et de chouquettes, question de nous préparer physiquement et mentalement à ce qui avait été annoncé comme une randonnée 'difficile', la première montée par l'ancien chemin du Travers vers les Molières était une mise en jambes relativement facile. La partie la plus ardue commençait à la montée du chemin de Montlouvier. Des petites merveilles botaniques (petite tulipe sauvage jaune/orange, ornithogale, ...) et finalement la vue superbe sur Aumessas dans son amphithéâtre verdoyant et fleuri, avec au loin le village d'Esparon, le Pic d'Anjeau et le massif de la Séranne, en valaient bien la peine. Après un passage au bord d'une tourbière et d'un petit lac qui avait tout d'un petit jardin d'Eden, nous nous sommes installés sur la terrasse ensoleillée d'une ancienne ferme sur le plateau des Molières, pour déguster notre repas et pour admirer cet endroit idyllique dans toute sa splendeur.
Après le pique-nique nous avons continué de monter vers le point culminant de la rando, à 1143 m, au-dessus des Molières, qui nous offrait une très belle vue sur les deux vallées. Puis nous avons entamé la descente. En passant par les ruines de Rochepos, nous avons suivi l'Albagne, que nous avons dû traverser pour nous diriger vers Vernes. En l'absence d'une vraie passerelle, il fallait choisir entre des rochers placés en travers du courant, servant de gué, et un tronc d'arbre qui faisait passerelle. Un défi que pas tous ont relevé sans se mouiller ! Un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés aux imposants rochers de Roquelongue, où les eaux forment des magnifiques cascades pour se précipiter vers la vallée de l'Arre. Quand nous sommes arrivés à la hauteur du ruisseau le Garel, que nous voulions traverser pour aller à Vernes, un gouffre impressionnant et quelques vestiges d'une passerelle nous ont fait comprendre que notre chemin était coupé. Nous avons donc continué de suivre l'Albagne, qui nous a dirigés vers la grande cascade d'Aumessas et le parcours botanique à l'entrée du village.
Alain nous a fait respirer la sérénité des anciennes ruelles du village classé 'médaille d’or des villages fleuris', qui abrite entre autres le château de la Rode remontant au 14e siècle, demeure seigneuriale typiquement cévenole, ainsi que l'imposant viaduc en granit taillé, construit pour la voie ferrée de la ligne le Vigan / Tournemire. Après tous ces efforts et émotions, il était temps de rejoindre Élisabeth qui, dans sa splendide demeure qui domine tout Aumessas, était restée 'at home' pour nous préparer des gâteaux, des boissons rafraîchissantes et ... des tonnes de cerises de son jardin. Une très belle journée de randonnée qui s'est terminée sur un sommet d'hospitalité.

Mark Van de Beek.

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Rocher de Labarthe, Roc de la Lune (25 mai 2019)

Pour ce samedi 25 mai, François nous avait concocté une très belle randonnée sur le territoire de notre commune. En effet, le parcours prévu consistait à faire le tour des deux vallées de Refrégiès et Valescure par les lignes de crête en passant par le Pal (1147m) son point culminant. Malgré un temps incertain, huit courageux randonneurs étaient présents au départ. La montée en sous bois depuis le Viala vers le rocher de Labarthe a été une mise en jambes. Un sympathique trailer du Pas de Calais nous a rejoint en courant et ne nous a plus quittés de la journée. Le parcours est devenu plus sérieux quand nous avons abordé le rocher de Labarthe. Arrivés au sommet, François nous a donné quelques explications. D’après l’archéologue Saint-Jeantais Guiral Almès, le rocher de Labarthe aurait été occupé dès le premier millénaire avant notre ère. La partie supérieure du rocher semble avoir été habitée et aurait été un genre de place forte. Un mur de défense et des vestiges de constructions sont encore visibles. L’occupation irrégulière de ce secteur serait due principalement aux activités d’exploitation du minerai de fer en particulier à la base du rocher. Le sentier pour rejoindre la piste forestière sur la ligne de crête, qui a pourtant été utilisé par le trail, était très raide et difficile à trouver. Un peu plus loin, je me suis souvenu d’une sortie botanique que notre ancien président Claude Bouteiller avait organisée avec Christian Bernard et l’AMBA (Association Mycologique et Botanique de l’Aveyron) il y a une dizaine d’années. Tous ces éminents scientifiques avaient été émerveillés de découvrir le long du chemin, à plus de 1000 mètres d’altitude, la présence de la petite sabline blanche des montagnes. Actuellement, cette fleur s’est développée et semble avoir colonisé une partie de la crête (voir photo). Après le pique-nique nous avons atteint le fameux Roc de la Lune, rendu célèbre par le trail, mais connu depuis fort longtemps par la population locale. Une tradition prétend que l’eau recueillie dans une petite cavité du rocher favorise la fécondité aussi bien chez les êtres humains que chez les animaux. Marie-Jo est spontanément montée sur le rocher (voir photo) ! Un peu plus loin nous sommes passés au Pal (ou Fal) sommet de notre randonnée. La redescente sur le Plo des Égals a été plus rapide. En chemin nous avons découverts avec surprise des orchidées jaunes (voir photo). Puis, après avoir quitté Klasina qui rentrait directement au Gressentis, nous avons continué en sous bois vers le carrefour Charles de Gaulle et le col de Lavaur. Cette belle journée de randonnée s’est terminée comme d’habitude sous les halles.

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Saint-Guiral par la Rouvière (18 mai 2019)

Nous n’étions que sept au départ de Saint-Jean ce samedi 18 mai, les plus fous ?  Les plus courageux ou les plus inconscients ? un peu de tout ça à la fois. Ce n'est pas une petite pluie qui va nous arrêter, la météo n'annonce-t-elle pas une amélioration en fin de matinée ? Nous voilà donc partis ! Covoiturage jusqu'à La Rouvière, point de départ de la randonnée.
Nous commençons par grimper au milieu des genêts et des parcs à moutons, les moutons ne sont pas de sortie eux, pas fous! nous passons  à côté de Ressaçon, une ferme à l'abandon et  entrons dans la forêt, le Crouzoulous coule en contre bas, il y a beaucoup d'eau en cette saison, le Crouzoulous part du Saint Guiral et se jette dans la Dourbie à la hauteur de Cassanas, je ne connaissais pas le Crouzoulous avant cette excursion ( quel nom charmant) et pourtant Fanny et Jean-Marie des Crozes sont dans le GAEC du Crouzoulous, voilà qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Revenons à nos moutons, plus nous montons et plus le temps se gâte, de la brume, une pluie fine et persistante sans oublier le vent.... Avec nos grandes capes de pluie on dirait les sept brigands ou "les sept mercenaires" ! Arrivés enfin au Saint-Guiral, pas question d'escalader le rocher ni d'admirer la vue, dommage car le panorama par beau temps est exceptionnel, on peut apercevoir la Méditerranée, le Mont Canigou, les Causses et une grande partie des Cévennes dont le Mont Aigoual, il suffit d’un peu d’imagination. Le Saint-Guiral sous la pluie et dans le brouillard, c’est une première, ça a son charme aussi mais pour pique-niquer c’est plus compliqué, il faut trouver un endroit à l’abri du vent. Nous nous dirigeons vers l’ancien Ermitage dont il ne reste que les murs, nous ne nous éternisons pas. Pas vraiment réchauffés, nous prenons rapidement le chemin du retour en pensant au chocolat chaud promis par Michel chez Sylvie à Dourbies, arrivés à un croisement deux possibilités s’offrent à nous, passer par Grandesc, le chemin des Crêtes, chemin le plus long ou redescendre par le même chemin qu’à l’aller, chemin le plus court, consultation, suspense… Résultat, nous choisissons le chemin le plus court, oui c’est vrai nous sommes des petits joueurs. Au lieu de faire un grand 8 comme prévu au départ, nous allons faire un petit 9, une drôle de boucle ! Nous descendons comme des cabris et à 15h nous sommes chez Sylvie devant nos chocolats chauds !

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Infatigables, les baliseurs de l’Escapade ne ménagent ni leur temps ni leur peine pour l’entretien des circuits pédestres et pour améliorer la signalétique des itinéraires. Un panneau ayant disparu au carrefour des chemins venant de Fougayrolles, de la Croix d’Algues, du Rédalier et du réservoir, un nouveau poteau avec un panneau tout neuf a été mis en place ce matin après une petite séance de débroussaillage. Coupe-branche, serpe, scie, tarière, masse et visseuse ont été utilisés successivement. Les deux intervenants, tout à fait habitués à ce genre de travail, ont réalisé l’opération avec efficacité et célérité. Les futurs promeneurs empruntant ce carrefour se sentiront certainement rassurés de voir toutes les différentes directions et éprouveront peut-être un sentiment de reconnaissance à l’égard de nos baliseurs.  Un grand merci à eux deux.


Roc Nantais (4 mai 2019)

Rendez-vous habituel devant les Halles à 14h, et après attente du ¼ d'heure aveyronnais, la petite troupe prend la direction de Saint-Gleys avant d'accéder au chemin qui conduit à l'Œil de Bœuf. Il faut dire que nous avions prévu de quoi nous "déshabiller" car le temps était bien incertain, et la belle grimpette après les fours à calamine... ça réchauffe ! Ces fours sont abandonnés depuis belle lurette mais c'est l'occasion de rappeler leur histoire :
Les fours des Valettes ont été inaugurés en 1905, la concession ayant été obtenue la même année par la Société des Mines Métalliques de l’Aveyron. Son périmètre s’étend entre Saint-Jean et le Causse-Bégon et les travaux concernent "La Gardiole", les Valettes (au-dessus des fours), "Les Baldy" et "L’Yfer" au-dessus du ruisseau dit de Saint-Gleys entre Barjac et le confluent des Valettes. Le minerai principal est constitué par la calamine contenant 35 à 40% de zinc. Les cinq fours sont destinés à l’enrichissement par la méthode dite de réduction. Au fur et à mesure de l’avancement des recherches, les résultats s’avèrent très vite décevants, car si de 1901 à 1904, 800 tonnes de calamine sont extraites, 390 tonnes en 1905, 435 tonnes en 1906, on en traite seulement 160 tonnes en 1909. Les travaux doivent s’arrêter en 1914 et ne seront jamais repris. Après leur abandon, la batterie des cinq fours va servir de carrière. Les trois ouvertures de défournage sont chacune revêtues de deux rangées de briques réfractaires. Ces briques serviront à un artisan local pour la fabrication de petits fours métalliques pour la cuisson du pain, à garder la chaleur douillette sous les pieds et les lits des Saint-Jeantais, et enfin à la construction de la cheminée du chauffage de l’église. (Source : article de Claude Bouteiller, revue Causses et Cévennes du Club Cévenol n°4, août-septembre-octobre 2004).
Chacun son rythme, bien sûr, les plus aguerris attendent les autres. On flâne un peu en s'émerveillant de la richesse de cette végétation printanière, et on reprend son souffle en même temps... Arrivés enfin au sommet nous sommes rejoints par 4 amis qui nous attendaient, et nous voilà soulagés d'atteindre le plateau qui va nous amener au fameux Roc Nantais, mais en échange, nous retrouvons un beau vent ! Nous atteignons enfin la falaise dite Faux Roc Nantais de laquelle nous pouvons admirer le panorama exceptionnel sur la vallée et au-delà sur l'autre plateau. Rassasiés de cette belle vue, nous allons vers le Roc où ceux qui n'ont pas le vertige s'avanceront au bord de la falaise depuis laquelle on voit l'autre côté de la vallée. Nous faisons alors demi-tour pour revenir vers le sentier qui descend sur Dourbias et quittons la petite équipe rejointe plus tôt à l'Œil de Bœuf. Zut, voilà la pluie ! Tanpis, on est équipé, mais le sentier descend bien raide, et ça glisse... Au passage admirons quand même une belle bergerie en ruine, avant Dourbias où nous retrouvons la petite route que nous suivrons jusqu'à St Gleys. Retour à St Jean et la pluie avait cessé. Merci à Rolande, notre guide du jour.

 

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Rando du Trail (27 avril 2019)

Nous avions tous espéré vivre la 11ème édition du Trail du Roc de la Lune sous le soleil mais hélas le ciel en a décidé autrement, bourrasques de vent, pluie glaciale voire neige sur les massifs, les concurrents ont dû affronter des conditions inhumaines. Fort heureusement pour la rando de l'Escapade, les 16 randonneurs ont eu un peu plus de chance. Cinq marcheurs de notre groupe découvraient la région et furent enchantés par les paysages et la variété des sentiers. Partis en direction de Refrégiès, nous avons gagné la Rouquette puis en sautant la montagne, deux alpagas plutôt curieux nous ont salué. Arrivés à la Vialette, les bénévoles accompagnés de la maman de Loulou nous ont offert un goûter sur le lieu de ravitaillement du trail. Des coureurs, nous en avons croisés, trempés, glacés mais avec une détermination qui impose le respect. Le balisage nous conduit à Rivalte, petit hameau où ses maisons de tradition cévenole enchantent nos visiteurs. C'est l'arrivée en fanfare sur l'aire du trail, le groupe se sépare avec l'espoir de se retrouver sur la prochaine édition de l'Ultra Trail du Pas du Diable. Rolande.

 

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Rando Sport Adapté (24 avril 2019)

L'Escapade St-Jeantaise a répondu à la demande du comité départemental du Sport Adapté pour encadrer 2 randonnées à St-Jean du Bruel. Jean-Philippe Peltier a accompagné avec d'autres membres de l'Escapade ces deux ballades qui étaient encadrées par Rolande Cobo et Jean-Luc Drigout. Il nous en livre le récit : 

 

 

Un caprice révoltant de la génétique, une naissance compliquée, une maladie mal jugulée avec des séquelles irréversibles, un accident ...et votre vie bascule, votre handicap devient votre lieu de séjour ici-bas. Pour autant vous êtes une personne à part entière avec des joies et des peines, des envies, des humeurs et des besoins partagés par tous les humains.

Ce mercredi, à la demande du Comité Départemental, l'Escapade recevait un groupe de personnes relevant du Sport Adapté. Ces femmes et ces hommes, jeunes pour la plupart, mais pas tous, découvrent St-Jean-du-Bruel, son club de randonnées ainsi que la région Cévennes-Parc des Grands Causses. Deux groupes sont constitués, les plus fragiles, ce qui ne signifie pas manque d'enthousiasme, partent en direction du Moulin Bondon à partir du Viala. Les autres, bons marcheurs, prennent pour but le Château d'Algues. Tout se passe à merveille, le temps lui-même, rangeant pour quelques heures son attirail hivernal, nous fait la surprise d'un parcours ensoleillé et assez clément. Beaucoup de rires en chemin, parfois une inquiétude vite évanouie, des tentatives de communication, parfois maladroites au début mais qui finissent par aboutir, ce qui resserre les liens entre les randonneurs. Tous ces adultes paraissent satisfaits et même joyeux après cette activité de plein air dans un environnement préservé, calme et rassurant. À notre retour à la salle d'animation, un goûter attend tous les participants, ce qui termine gaiement cet après-midi.

Voilà bien, pour l'Escapade, une autre façon, ludique et gratifiante, de "montrer le chemin", de rencontrer la diversité des existences et des comportements. Les éducateurs semblaient eux-aussi ravis de leur escapade aveyronnaise. Une seule conclusion : n'en restons pas à ce galop d'essai !

 

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Ermitage Saint-Pierre (13 avril 2019)

Cap sur Pierrefiche et l'ermitage Saint-Pierre de Revel en ce samedi lumineux, presque chaud et tellement engageant. L'ambiance au sein du groupe est au diapason et plus de 25 pèlerins s'élancent, enthousiastes, sur le sentier assez facile qui, à la sortie du village, nous mène à l'ermitage. À un détour, une grande mare, digne d'une carte postale s'offre à nos yeux. Arrivés à destination, les difficultés s'annoncent ! Un passage sécurisé par des cordes nous conduit droit aux restes de la chapelle. Il faut encore gravir une paroi rocheuse, presque lisse et verticale, de 3 à 4 m de haut. Plusieurs audacieuses (et audacieux) s'y risquent avec succès. Le rédacteur de ces lignes, précautionneux, reste en bas, prétextant la nécessité d'un personnel averti pour aider les belles à redescendre ! Nous mîmes donc la main à la pâte en retenant ces gentes demoiselles par une partie charnue de leur anatomie que, rigoureusement, Rolande m'a défendu de nommer ici. Opération (façon de parler) délicate qui se passa à merveille, aucune plainte, d'ailleurs, ne fut émise ! Et pour celles et ceux qui voulaient vraiment monter au septième ciel (oh !), encore des cordes (poignées d'am...arrage ?) pour rejoindre une plate-forme pierreuse d'où une échelle en bois, achetée dans les surplus de l'armée népalaise, permet d'atteindre l'emplacement de l'ancien château fort. Frissons garantis et appellation d'origine templière protégée.
Le chemin de retour se dessine devant nous, raide comme une saillie (surtout n'y voyez aucune conséquence des lignes précédentes). Encore des cordes, des ravins goguenards, de nouveaux rochers à escalader, de nouvelles prises acrobatiques, quelques genoux qui souffrent, mais chacun, avec sa technique personnelle s'acquitte avec succès de cette section difficile : Escapade 2.0 !
Sur le plateau du Larzac, le chemin qui nous reconduit à Pierrefiche nous semble facile : après l'effort, le repos du guerrier ! En arrivant à notre emplacement de parking, nous constatons que nos véhicules empiètent sur un chemin privé qui conduit à une maison qui a été achetée la veille, ça ne s'invente pas, par une charmante personne, d'origine bruxelloise (mon brave on a les dames de Pierrefiche qu'on peut), son notaire lui ayant vanté le calme légendaire du lieu ainsi que l'absolue absence de conflits de parking ! C'était sans compter avec l'Escapade ! Après quelques excuses confuses, nous nous quittons en assez bons termes, oubliant néanmoins de lui offrir une carte d'adhésion à l'Escapade ...
Retour à St-Jean, tournée générale sous les halles et toutes les dames de s'écrier : encore, encore ... elles parlaient des randonnées, vous aviez deviné, j'espère ... Jean-Philippe

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Fontainebleau (7 avril 2019)

Ce dimanche 7 avril notre guide Mireille nous avait choisi un parcours, soigneusement étudié, calibré, dans les "bosses" de Fontainebleau. Ce fut un régal. Vous pouvez arrêter là la lecture, sauf si vous avez du temps à perdre… De Paris, Reine et moi et quelques chouquettes, avons été emmenées par Michel (dans un souci partagé de co-voiturage écolo compatible) et nous avons retrouvé avec bonheur (et retard, le parking n’est pas si facile à localiser) Mireille, Jennifer son amie qui s’est agrégée au groupe immédiatement et Pierre-Henri et Frédérique de Versailles qui nous attendaient avec un bon café.
Sous une fine pluie rafraichissante et intermittente le matin, drogués à la caféine et au "sucre", aucune bosse ne nous faisait plus peur. En veillant tout de même à ne pas glisser, et bien que Séverine, notre super entraineuse, ait été absente, nous sommes partis à l’assaut des bosses sélectionnées : à nommer… je ne me souviens que de la Tortue… À chaque sommet nous avons admiré les rochers fabuleusement sculptés, la vision panoramique d’une forêt splendide avec au loin des villages, des terres soigneusement cultivées en vert et jaune vifs.... Que notre France était belle !
Tous ceux que nous croisions couraient ! Des groupes de jeunes (25/50 ans), des célibataires pour la plupart, sans enfant nous nous disions, courtois, échangeant à l’occasion avec gentillesse. Nous avons cru malin de leur lancer une fois qu’ils n’avaient pas atteint encore la parité ! Sauf que c’était comme nous, mais dans l’autre sens… ils ont dû le voir, et par respect ils n’ont pas osé répliquer.  Mais pourquoi donc la parité n’est plus possible après 60 ans ? Y aurait-il là encore une injustice ? Merci à Mireille et Michel ! Venez nombreux la prochaine fois ! On pensera au sucre et au café. Claudette

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En relation avec Joël Atché du Parc Régional des Grands Causses, il a été convenu qu'une équipe de bénévoles participerait au tracé du nouveau sentier sur Brante. Marie-Jo Audibert, Martine Larrivé, Régine Peltier, Klasina Van de Beek, Rolande Cobo, François Garcia, Michel Randon, Jean-Philippe Peltier et Mark Van de Beek armés de pioches, sont venus prêter main forte à Daniel du Parc accompagné d'un stagiaire pour terrasser le sentier. La météo n'était pourtant pas des plus clémentes, nous avons eu la neige et le froid mais malgré tout, tous ces courageux ont montré une détermination à remplir, avec bonne humeur, cette tâche harassante. Après avoir partagé le pique-nique, nous sommes tous retournés à l'ouvrage. Le soir venu, nous étions tous très fiers d'avoir participé à ce chantier. Remerciements et félicitations à tous ces vaillants bénévoles. Très chaleureusement, Rolande. Voir toutes les photos.

 


Tous au Larzac (30 mars 2019)

Tous au Larzac, décidés à en découdre avec cet environnement sauvage et armés de bâtons (de marche) et de sacs à dos, nous étions 21 marcheurs ce samedi de printemps. Un petit sentier parmi un paysage ruiniforme nous emmène à La Blaquière, ce village qui a connu ses heures de combat, nous dévoile sans retenue ses demeures de pierres, pour les unes rénovées avec bon goût et dans le respect des traditions architecturales du Causse pour les autres laissées à l'abandon. La plus médiatisée, cette imposante bergerie construite illicitement est là, avec ses témoignages gravés dans la pierre, pour nous rappeler le combat mené par les paysans afin de conserver leurs terres. Quelques centaines de mètres plus loin, un puits très élégant nous offre à boire. Une buissière nous guide jusqu'à Combebren, et nous poursuivons notre circuit jusqu'au Château troglodyte des Baumes. Nous reprenons notre chemin jusqu'à St Martin du Larzac et visitons sa petite église très accueillante et riche de documents concernant la vie sur le Causse. Déjà le soleil qui nous avait accompagné tout l'après-midi descend sur l'horizon, on se sépare heureux d'avoir partagé ces quelques heures dans la bonne humeur. Rolande.

 

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Dourbies, crête du Suquet, Roucabie (23 mars 2019)

En cette fin de randonnée, notre chère Présidente m'investit d'une mission importante : rédiger le compte-rendu de notre sortie, c'est une première pour moi et je vais me plier à ce souhait de la meilleure façon possible. Tout d'abord nous partîmes dix bons gaillards...et gaillardes à l'assaut du Suquet : 1er objectif, la vierge qui domine Dourbies au faciès si particulier, (pas si vierge que ça aux dires de Jean-Marc). À propos de Jean-Marc, attardons-nous sur cette belle personne, intarissable conteur, capable de passer de la guerre 14 et ses atrocités du côté de Craonne à la dernière anecdote locale de Saint-Jean et ses alentours.  Poursuivons notre périple et saluons au passage notre nouveau compagnon en la personne de Romain au demeurant fort sympathique et qui n'est pas avare de bons mots, pour cela vite intégré à l'esprit "Escapade" qui de suite requiert l'adhésion de tous les participants.  Notre parcours nous entraîne maintenant à travers rocailles et autres panoramas plus sublimes les uns que les autres (une mention particulière à ce chaos impressionnant qu'est la rivière de pierres). Direction ensuite vers le gros hêtre du Suquet afin de nous incliner devant ce vénérable ancêtre de 300 ans. Pour déjeuner, Rolande nous avait réservé  un véritable  "carré VIP" un balcon, ou nous avons devant nous une perspective à couper le souffle sur les Causses avec en toile de fond le Lévezou,  ( repas ponctué par un fort bon Corbières tiré  de la besace de Jean-Marc), le cheminement le long des crêtes continue de nous émerveiller jusqu'au  village de Roucabie, ou là...surprise ! surgi devant nous un magnifique  camélia, ce qui est même assez  rare de croiser dans ces contrées, dans une forme apparemment exceptionnelle bien orienté  et fier de nous présenter ses premières  fleurs sur le point d'éclore.  Retour vers l'église de Dourbies, notre point de départ, nos têtes remplies de magnifiques images que nous offre la nature, conclusion d'une belle rando effectuée dans une belle et chaude ambiance. Mention spéciale à nos "3 courageuses" que sont Christiane, Élisabeth et Jocelyne, qui en voulant s'offrir une variante, ont eu à subir un final haletant. Bravo à elles ! Daniel.

 

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St-Jean, Plo des Égals, col de Lavaur (9 mars 2019)

L'après-midi s'annonçait belle avec son ciel rempli d'un printemps mouillé. Malgré un guide en décalage horaire, sept escapadeurs rongeaient leurs freins, prêts pour l'invitation comme des voyageurs patients. Moments singuliers que cette marche ou nous avons ouvert les oreilles de son cœur
Les chemins, portes ouvertes, nous ont dit,
Branches tendues, dessinant le ciel, nous ont répété,
Les sittelles et les mésanges nous ont chanté,
Les arbres des crêtes, en caressant le ventre des nuages, nous l'on scandé,
Les huit randonneurs, en atteignant les brumes, l'ont repris en cœur,
Et la nature toute entière, ce grand haut-parleur de l'amitié, l'a crié :
Tenez bon Robert, Gégé et Guylaine, vous qui traversez de sombres vallées, soyez assurés de notre affection.
Merci à toutes et à tous, Jean Luc vaillant jusqu'au bout, Joelle au pas qui danse, Alain à l'œil pétillant de malice, Michel aux idéaux généreux, Rolande, la solide bienveillante, Elisabeth à la classe discrète, Guylaine la courageuse à l'amitié sans faille et votre guide, encore piteux de son retard. Nous vous attendons pour la suivante.
François.

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Rando pique-nique chaud au Martoulet (23 février 2019)

La joyeuse bande, après sa panamée saint-jeantaise, s'aventura dans la vallée du Gleys. Riche de sa diversité géologique, elle nous offrit un arlequin de flore auquel répondait un florilège de chants d'oiseaux. Bientôt, les jeunes pousses des charmes offriront une becquetance aux bouvreuils aux poitrines pivoine. Ensuite ce fut la charmante Valette dont nous caressâmes ses flancs de nos trente pas. Nous nous y glissâmes comme dans un lit aux draps de satin vert et gris. La première prairie des Baldits sonna le réveil mais nous nous attardâmes sur ses coussins de velours et la canopée du Causse Bégon nous éblouit. Quelques grives musiciennes zébrèrent son azur de leurs mélodies tandis que des taches de lune enneigées nous rappelaient à l'hiver, tapissant les bordures de l'ombre. La bergerie du Martoulet fut vite transformée en lieu de fête, de concert, de restaurant et autres joyeusetés. La tarte aux pommes de Rolande et le gâteau au chocolat de Cathy ponctuèrent savoureusement ces moments croustillants en un bouquet final. Au retour, un tout petit sentier nous donnât droit de passage pour jouer un peu les aventuriers. Et nous nous quittâmes en laissant traîner un léger parfum et quelques brindilles sur les cheveux ; un doux souvenir qui appelle un futur. Merci à toutes et à tous pour votre bonne et joyeuse tenue ; votre bonne humeur et vos émerveillements sont un baume pour les accompagnateurs.

 

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Vallée du Burle du Gressentis (16 février 2019)

Nous étions quatorze téméraires à braver les basses températures matinales de la saison pour être au rendez-vous au Gressentis. Bien emmitouflés dans nos polaires, bonnets, gants et écharpes, nous avons entamé le circuit de la belle vallée du Burle du Gressentis. Mais à peine passée la dernière maison du hameau, le soleil a pointé son nez et la chaleur printanière qui dominerait cette belle journée s'est fait sentir.
Longeant le ruisseau, nous sommes passés par le Prat et par la Ro(u)quette, deux anciennes exploitations typiquement cévenoles réhabilitées respectivement en gîte de vacances et en résidence secondaire. Nous avons emprunté le chemin vers Valjuille, ferme cévenole située à 850 mètres d'altitude, aux confins de la vallée du Gressentis et au pied du Saint Guiral. Les bâtiments, à l'abandon depuis une vingtaine d'années, sont encore partiellement utilisés comme abri pour les vaches. Un de nos compagnons, spécialiste dans le domaine des assurances, nous a expliqué que la plaque "Union" (en plomb) qui orne la façade d'une des maisons attestait que la demeure était assurée contre l'incendie, ce qui devait la mettre à l'abri de toute intention criminelle du chef d'un voisin malveillant.
Traversant le Burle au pied de la "forêt brûlée", nous avons continué notre parcours sur la crête qui domine la vallée du Jaoul d'un côté, et la vallée du Gressentis de l'autre. De sa hauteur de 1 000 mètres, elle nous a offert une vue magnifique sur le paysage environnant, sur le Mont Saint-Baudille et ... sur les flancs blancs du massif du Canigou, clairement dessiné à l'horizon. Un pique-nique tiré du sac, dégusté dans un pré ensoleillé à l'abri du vent et arrosé d'une quetsche artisanale, nous a suffisamment restaurés pour nous risquer sur les pentes encore enneigées qui s'étalaient devant nous. Nous avons terminé notre rando par une descente dans les bois.
À l'arrivée, un café richement "habillé" de spéculoos, brioches, madeleines, chocolats belges, sirops, tisanes, thés, eau-de-vie de prunes et autres délicatesses nous attendait. Un moment chaleureux et convivial pour conclure une superbe journée dans la meilleure tradition "Escapade".
Mark.

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Balisage du 15 février 2019

Voici la preuve indéniable que l'Escapade ne chôme pas l'hiver ! Encore un bout de chemin ou les randonneurs ne risquent pas de se paumer. Un échantillon de la joyeuse équipe des escapadeurs sédentaires se sont encore attelés à la besogne : Mark l'homme fort, Alain, le joyeux drille, Ghyslaine, toujours prête pour les bonnes blagues et Nougatine, nous encourageant par ses léchouilles. Mémoires d'un bon moment passé entre amis, cinq sourires faisant écho à ceux des arbres, oxygène insufflé à ces artères que sont les sentiers et qui donnent aux humains l'occasion de dire merci à ce si beau jardin qu'est la nature !  François.

 

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Rando Pique-Nique Chaud à la Brunellerie (6 février 2019)

Ce mercredi matin, tous les éléments étaient au beau fixe pour randonner autour de la Brunellerie : soleil toute la journée sur la neige du week-end dernier, randonneurs motivés en manque de randonnée hivernale pique-nique chaud, présence d'un solide encadrement : François Garcia et Rolande, présidente de l'Escapade Saint-Jeantaise. À 9h, départ des halles de Saint-Jean, par le chemin du Carbounial puis nous avons rejoint celui de la Sentinelle pour redescendre à la Rougerie, à la sortie du hameau nous avons pris un sentier à gauche qui mène à la Brunellerie. À travers châtaigniers et superbes buis, nous avons atteint la Brunellerie pour partager un super pique-nique avec soupe et saucisses grillées, préparé dans la joie par le duo d'encadrement. Après les agapes, nous avons repris le chemin du retour qui nous a amené au bord de la Dourbie sur l'autre rive face au Moulin Bondon. En fin d'après-midi nous sommes arrivés à Saint-Jean par la Rougerie. Tous nos randonneurs sont preneurs pour repartir dans les prochains jours. Rose-Marie.
Voici aussi notre consommation, pas modérée mais gargantuesque : 12,7 km de sentiers périlleux, 550 m de montée, et puis nous avons descendu au moins 3 m de saucisse (délicieuse), 3 l d’alcools forts, 5 l de vin, 10 pipelettes, 10 l de soupe aux choux (pas moins délicieuse) et 3 fromages. Mark.


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Rochers des Anouts (26 janvier 2019)

Des quatre coins de la contrée, douze apôtres de la randonnée étaient au RDV non loin de Montredon sur le Larzac. Notre Everest du jour était les rochers des Anouts. Après un début trop calme, seulement pimenté d'avens et de deux bergeries typiquement caussenardes dont une avec paille, ce qui fit bêler quelques-unes de nos brebis et dire à d'autres que ce n'est pas demain la veille que l'escapade est sur la paille car on ne " chaume" pas. Heureusement cela devint "Kolantesque" un peu plus loin ou nous coupâmes à travers la lande pour prendre les rochers "à revers". Et ce fut le grand frisson car il fallut redescendre... Un rapide regard nous fit comprendre que rien n'était prévu pour nous faciliter la tâche ; seulement le courage et la solidarité du groupe. Seules quelques joyeuses glissades furent à déplorer. Après il fallut passer par une cheminée naturelle ce qui permit à tout le monde de s'apercevoir de la difficulté du travail du Père Noel mais ce fut un beau cadeau que nous offrait notre intrépide guide : Rolande. Tout le monde se retrouvât en bas sans casse, heureux et pour quelques-uns, surpris de leur exploit. Nous finîmes en pente douce en laissant les sueurs derrière. Les voitures nous virent arriver les pantalons tout salis de la bonne terre du Larzac et quelques vêtements un peu mouillés, vestiges d'une belle bataille de boules de neige dont, heureusement, peu atteignirent leur but. Merci à toutes et à tous et, pour une autre escapade doublement frissonnante, Rolande, c'est quand tu veux !


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Montagne de Brante (19 janvier 2019)

Dix hiverescapadeurs (en comptant Nougatine), cet après-midi-là, sortaient de leurs chaumières, prêts à gravir la montagne de Brante. Un ciel plombé de strato-cumulus nous observait de son regard gris mais l'ambiance était au bleu. Montée de la Cabrune et mise en jambes car, comme le dit le dicton local, "Toute rando partant de St-Jean, commence toujours en montant". Nous retrouvons bien vite nos chers châtaigniers qui, les yeux mi-clos, nous encouragèrent jusqu'au sommet. Le murmure de l'hiver était peu audible car trop couvert par la bruyante gaieté de nos compères. Chansons paillardes et rigolades, grivoises, scandaient notre marche, surtout animée par nos deux Alain et Guylaine en embuscade. Heureusement, Mark et Klasina tranchaient grâce à leur récente découverte de la méditation et tentaient de nous proposer une version apaisante de la randonnée par un élan intérieur vers la grande clairvoyance… Une toute mignonne sente dévalait sur le grand dos de la montagne, il nous donnât un supplément de charme et de belles vues à cette promenade. Il nous fallut nous transformer en chèvres des montagnes rocheuses et rivaliser de souplesse et d'agilité (!?) pour atteindre le bas. Nous étions un ruisseau heureux, bondissant sur les rochers, brillante chaîne, éclaboussant de nos voix et de nos pas incertains ces moments suspendus. Reconnaissants d'être ensemble dans cette nature souvent sacrifiée. La sente se fit large sentier qui, après avoir traversé le ruisseau du Gleys, nous conduisit auprès d'un chocolat chaud que nous servit Rolande. La chaleur de l'ambiance nous amena à refaire un peu le monde ; mais n'est-il pas là pour ça ? Un peu, sûrement. A la prochaine, François.

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L'Escapade dans les quartiers chauds de la capitale.

Depuis de nombreuses années la Fédération Française de Randonnée Pédestre organise et encadre une promenade urbaine nocturne à Paris le 3ème jeudi du mois sur un thème chaque fois différent. Hier il s’agissait de parcourir les quartiers chauds de la capitale et de découvrir les anciens lieux de débauche qui existaient jusqu’en 1946. Le rendez-vous était fixé devant le Moulin Rouge et Martine, pensant (ou espérant ?) qu’on lui demanderait d’effectuer un prestation sur scène, avait répété son numéro de French Cancan ! Le groupe a déambulé sur les pentes de Montmartre dans de petites rues pittoresques et sur des places inattendues. Tout au long de la promenade, nous avons eu des explications sur ces établissements spéciaux, sur les pensionnaires et aussi sur les clients, parmi lesquels il y avait des têtes couronnées de premier plan. Nous sommes passés devant quelques "maisons" célèbres comme le Chabanais, le One Two Two ainsi que d’autres plus discrètes. Notre groupe de promeneurs encadré par une dizaine de bénévoles de la Fédération, portant des gilets jaunes pour faciliter la circulation, a provoqué une certaine confusion et quelques interrogations. La promenade s’est terminée un peu après 22h 00 et avant de rentrer dans nos domiciles respectifs, nous avons pris une petite collation dans une pizzeria du boulevard Saint-Denis. En conclusion, nous sommes très tentés de revenir pour la prochaine sortie dans un mois qui sera vraisemblablement dans le Quartier Latin.
Michel Genin



Soubès (5 janvier 2019)

Le vent était bien fraichouillet ce matin mais le soleil était au rendez-vous à Soubès. Pour la première rando 2019, Claudie nous attendait avec 7 autres randonneurs sur le parking du château. C'est donc une cordée de 12 qui se met en marche pour gravir les coteaux aux vignes nues. Nous découvrons les capitelles, petites constructions de pierres sèches destinées à abriter les paysans de la pluie mais aussi du soleil mordant. L'ascension se poursuit sur le sentier bordé de forêt de chênes verts mais aussi de pins en longeant le lit d''un ruisseau presque à sec. Nous faisons une petite pose au détour du sentier près d'une galerie d'une ancienne mine, puis la montée reprend jusqu'au plateau du Larzac.  Nous passons devant la source toute gelée du pas du loup avant de déjeuner au mas du Rouquet. Après notre pique-nique, Claudie, comme par magie, sort de son sac royaumes et galettes ainsi que du vin chaud et c'est dans la bonne humeur que nous dégustons ces gourmandises. Les ventres repus, nous prenons le chemin du retour par le bois des Coutelles, découvrant tour à tour dolmens, la léproserie, le point de vue sur le cirque de Soubès et le sentier botanique de Font d'Amans riche de variétés végétales dont la salsepareille adorée des Schtroumpfs. Nous nous quitterons heureux d'avoir partagé cette randonnée hivernale après avoir englouti les derniers morceaux de royaume.

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Valescure (29 décembre 2018)

La montagne, ce jour-là, nous offrait deux appels, deux invitations. Le premier prit la forme de rayons tendres d'un soleil d'hiver ; il déversait son miel sur la courbe des paysages. Le deuxième avait la forme d'un petit sentier comme nous les aimons. Il sillonnait comme deux bras ouverts à travers une pluie de châtaigniers sortie du grand nuage de la terre. Il ne mouillait que les yeux. Son sommet était recouvert d'une chevelure de verts genêts. C'est là qu'il nous offrit ses trésors : une vue grand angle sur notre territoire ; l'endroit à aimer en priorité, le théâtre de nos émotions et les promesses d'autres randonnées. La balade nous offrit un autre trésor : l'amitié souvent renouvelé des 13 escapadeurs, leur amitié envers leur nature, la découverte de tous ses frissons secrets. Nous plongeâmes ensuite dans le hameau et sa vallée de Valescure. Histoire des pierres et des humains, d'un ruisseau laboureur patient de son sillon dans la montagne. Le soleil, entrant dans sa chambre à coucher, plongeât la fin du parcourt dans l'ombre et l'humidité. Le groupe tint bon et, même après Rivalte, lumière éteinte et corps transits, la gaité féroce nous amena à la ligne d'arrivée. 3h30 et 8 km de joie partagé.

 

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Fontainebleau (16 décembre 2018)