Hommage du Midi Libre à Nounours


Nounours nous a quitté !


C'est avec une grande peine que nous avons appris la disparition de Christian Langlamet que ses amis surnommaient affectueusement "Nounours". Christian est décédé à Montpellier le mercredi 22 avril 2020 à l'âge de 63 ans, par suite de problèmes cardiaques.
Ancien photographe, il s'était installé à St-Jean depuis de nombreuses années. Il fut l'un des piliers de l'Escapade St-Jeantaise dès sa création. Il s'était également impliqué sur le Trail du Roc de la Lune et faisait partie de l'Amicale Bouliste St-Jeantaise.
Avec son ami Pierre Vigneron, il n'économisait pas ses efforts pour animer l'Escapade. Il tenait souvent le poste de "serre-file" sur les randonnées (celui qui ferme la marche et qui s'assure que personne ne s'égare) et il était, bien sûr, le photographe qui immortalisait ces bons moments passés ensemble.
Nous présentons à ses proches nos plus sincères condoléances et sommes de tout cœur avec eux en ces moments douloureux.

 


Haute vallée de la Lergue (14 mars 2020)

Ce samedi 14 mars nous étions 13 à parcourir les terres arides et ventées de cette partie du Causse du Larzac. Cette région est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco comme paysage culturel, évolutif et vivant. Dans un premier temps le parcours nous a conduit de Saint-Félix vers les Rives en passant à proximité du Caylar. L'eau semble absente mais est précieusement recueillie dans les lavognes. Elle circule aussi dans le réseau souterrain et apparaît parfois à la surface notamment à proximité du village des Rives. Nous ne sommes pas passés très loin de la résurgence de ce lac qui surgit des profondeurs de temps en temps (2014 fut la dernière apparition).
En passant au village des Rives nous avons failli stopper là notre balade, car la carte du restaurant du village faisait saliver nos papilles, nous sommes restés fidèles à notre projet avec la volonté de revenir goûter cette cuisine locale. En descendant sur le hameau des Sièges nous avons pris notre déjeuner sur l'herbe, à l'abri du vent et inondé par le soleil. La sieste de certains d'entre nous a été interrompue, un peu rapidement, pour poursuivre notre parcours traversant un ensemble dolomitique dans une végétation variée sur des zones de sable issu de l'érosion. La combinaison de ces sols, l'altitude et l'affrontement des climats atlantiques et méditerranéens donnent naissance à des espèces emblématiques des causses : buis genévriers… et aussi à un grand nombre d'espèces florales comme les anémones pulsatiles (voir photo). L'érosion a aussi permis de mettre en évidence une habitation troglodytique, c'est dans ce lieu entre autres que nous avons pu fixer pour la postérité la photographie de notre groupe.
Nous avons abordé ensuite la partie la plus difficile du parcours avec un terrain boisé et vallonné sur plusieurs kilomètres, qui nous rappelle le bois de l'Escandorgue lors de la balade des corniches de Lauroux (très proches de notre lieu). Pour rejoindre notre point de départ nous avons dû traverser la Lergue à deux reprises. À cette occasion de nombreuses photos ont été prises qui montrent l'agilité de notre groupe.

Au retour à St-Félix nous sommes allés visiter la chapelle qui a été restaurée avec beaucoup de goût, et nous nous sommes séparés en nous promettant de revenir un jour dans ce lieu. Claude Gayral

 

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La Dame Jouanne (14 mars 2020)

Allo, allo ? Voici les dernières nouvelles de la diaspora Saint-Jeantaise, branche francilienne, dernière rando à Fontainebleau avant... dernier repas pris en commun au restaurant avant... l’interdiction de se rassembler et le confinement généralisé… et jusqu’à... ?

Nous avons rendez-vous au parking de l’auberge de la Dame Jouanne en plein cœur de la forêt de Fontainebleau, au sud du massif, près du village de Larchant, C’est un coin de la forêt moins connu que Franchard ou Barbizon mais très prisé par les fans d’escalade, nous allons nous contenter nous d’une balade à pied d’environ quatre heures, l’escalade ce sera pour une autre fois ! Nous nous comptons, nous sommes treize avec Mireille, notre guide préférée, il y a quelques défections de dernière minute, Michel G qui a fait des acrobaties à ski, Christian, indésirable de l’Oise, Frédérique et Claudette avec des mots d’excuse ! C’est parti pour le TGL, le tour du golfe de Larchan , une boucle de 12 km, on va tout de suite prendre un peu de hauteur et profiter de la vue sur la Basilique St-Mathurin de Larchant et sur le fameux rocher de la Dame Jouanne d’une hauteur de 15 m. Après cette petite mise en jambes nous restons sur la platière (j’ai entendu Mireille nous parler de platière et je ne peux m’empêcher de répéter ce mot que j’entends pour la première fois), la forêt de Fontainebleau est très variée, on passe de chemins étroits au milieu de feuillus, pas encore très feuillus en cette saison à des sentes ouvertes sablonneuses entourées de rochers. À mi-parcours le "Petit Mont Blanc" que nous gravissons sans peine, voilà un grand mot pour une petite colline de sable et que nous allons bientôt dévaler avec plaisir !

Pour terminer en beauté, nous cheminons à travers un chaos rocheux, un ensemble de rochers aux formes incroyables, à qui on a donné des noms ; il y a les "Rochers de la Justice" et parmi eux, "le Banc de la Justice" (regardez nos amis Pierre-Henri et Paul sur le banc des accusés) et "l’Oreille de la Justice", en contrebas on aperçoit le fameux "Éléphant" et nous à côté tout petits.

La boucle est bouclée, nous voilà de retour à l’auberge pour y déjeuner. Nous nous quittons de bonne humeur, sans bises, sans effusion et à la prochaine…

 

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Les Cuns (7 mars 2020)

Avec notre guide Rolande nous sommes cinq à nous rassembler au parking sur la Route du Durzon à la sortie de Nant. Deux retardataires nous rejoignent, et nous sommes sept à nous lancer sur la piste qui monte dans le ravin de Vallongue. Nous grimpons les quelques 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du Causse du Larzac. Le soleil atténue le vent et le froid, ça y est, nous nous échauffons. A 500 m. des Liquisses Basses, nous traversons la D999 et nous empruntons un sentier qui nous mène dans le bois au nord de la Serre de Quincaureille, en direction du Causse des Cuns. Arrivés sur la piste nous croisons un automobiliste pour qui la Journée de la Femme n'arrivera pas trop tôt. A la hauteur de l'antenne au-dessus des Cuns nous prenons un instant pour admirer le panorama sur Nant et son Roc, le St-Alban et la vallée de la Dourbie. Une lavogne marque le début de la descente sur les Cuns. Il faut encore traverser un ruisseau intempestif qui emprunte notre sentier avant d'arriver à l'ancienne chapelle des Cuns, où de nos sacs nous tirons le repas, à l'abri du vent. Avant de continuer notre chemin, nous faisons halte chez Martine du camping "Le Roc qui parle", qui nous régale d'un café gourmand au subtil parfum de truffes. Martine se joint à notre groupe et nous conduit à travers ses plantations de chênes truffiers le long de la Dourbie. Avant de traverser la rivière à Vellas, Cantobre se montre dans toute sa splendeur dans un rayon de soleil. Nous longeons la rivière en amont, dans un cadre et avec une vue dignes d'une émission "Des racines et des ailes". Apercevant déjà le pont de la Prade, nous assistons à un début de vélage, mais la future maman n'est pas impressionnée par le regard avide de nos caméras et laisse faire la nature. En fin de parcours, Michel nous offre un verre chez lui. Tous, sauf un mari pressé de retrouver sa coiffeuse, boivent à la réussite de cette belle rando. Mark

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Vallée du Burle du Gressentis (15 février 2020)

13 personnes au départ, 17 au repas, 14 à l'arrivée : un casse-tête pour le serre-file de service ! En tout cas nous étions 13 à partir du petit hameau de Refrégiès. Laissant derrière nous la belle vallée dans sa fraîcheur matinale, nous avons vite rencontré, à travers les branches dénudées de la forêt hivernale, le soleil qui envelopperait cette belle journée d'une chaleur et luminosité printanières.

En passant par la Rouquette (côté Refrégiès) nous sommes montés en direction du Pal. Sur la crête qui sépare la vallée du Viala de celle du Burle du Gressentis, à 1000 m. d'altitude, nous avions une vue magnifique sur le paysage environnant, du Mont Saint-Baudille au sud à Roques Altes au nord, en passant par nos points de repère habituels comme le château d'Algues, le St-Alban, le Roc Nantais et la Brunellerie. Au pied de la "forêt brûlée" sur le versant sud du Pal et en bordure de la Forêt Domaniale du Croix de la Guérite, nous avons entamé la descente vers le Gressentis. Nous avons traversé Valjuille, ferme cévenole abandonnée depuis une vingtaine d'années, encore partiellement utilisée comme abri pour les vaches. Une plaque "Union" (en plomb) apposée sur la façade d'une des maisons atteste encore que la demeure était assurée contre l'incendie, ce qui devait la mettre à l'abri de toute intention criminelle du chef d'un voisin malveillant.

Longeant le ruisseau, nous sommes passés par le Prat et par la Ro(u)quette (côté Gressentis), deux anciennes exploitations typiquement cévenoles réhabilitées respectivement en gîte de vacances et en résidence secondaire.

Au Mas del Riou du Gressentis, notre hôtesse Klasina et trois convives de plus nous attendaient avec une table richement fournie. Une terrasse ensoleillée à l'abri du vent, une soupe aux pois cassés (plat traditionnel des férus du patin à glace aux Pays-Bas), des flans, les diverses délicatesses apportées par les amis, un génépi artisanal pour arroser le tout : tous les ingrédients étaient réunis pour vivre un moment chaleureux et convivial dans la meilleure tradition "Escapade".

Revigorés, voire repus, et nos effectifs renforcés d'une randonneuse de plus, nous avons entamé la dernière partie de notre randonnée. En passant par La Combe, nous sommes remontés en direction du Col de Lavaur, pour descendre depuis le carrefour "De Gaulle" en direction de Refrégiès, où nous nous sommes quittés ... pour nous retrouver bientôt sur d'autres chemins.   Mark.

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Plateau du Cayroux (8 février 2020)

Les ruffes du Cayroux

 Nous partîmes 21 et sans aucun renfort nous nous vîmes 21 en revenant au port...

N'écoutant que notre courage et surtout zappant sur la météo la plus optimiste, cette petite troupe s'est retrouvée à 10h tapantes sur le parking du Puech. Rien de mieux que le soleil que nous avons dans la tête et que le bonheur de nous retrouver pour affronter la grisaille.

Première flânerie dans le hameau Le Puech (Lo Puòg en occitan c'est à dire montagne) où nous admirons le mimosa en fleur se détachant des bâtisses de pierre rouge (qui font sales nous dira Ghuylaine). Certaines des pierres basalte noir ou grès rouge sont posées type arêtes de poissons. Tient-on se croirait au Rougier de Camares. Ouf ! Ça y est le mot est lancé : les aveyronnais que nous sommes ont retrouvé des points de repère ...

Il est quand même temps de repartir. Jolie grimpette dans les arbres, heureusement quelques "marchounettes" nous la rende plus facile et nous profitons de la vue sur le Larzac et le village d'Olmet posé sur son monticule. Arrivée sur le plateau du Cayroux. Ça y est François a trouvé son nouveau lieu de bivouac pour sa prochaine nuit des étoiles : des volontaires pour porter le matos ? Euh ... comment dire ?

 Nouvel arrêt au dolmen qui a été bâti il y a près de 5000 ans. Marie Jo ? François ? Un petit essai ? Rentrez-vous dedans ? Combien de temps tiendrez-vous le coup et c'est reparti pour de longues discussions plus ou moins philosophiques …

Encore une petite grimpette et nous arrivons au point culminant de la rando.  Descente ensuite par une sente qui nous offre une très belle vue sur le lac du Salagou, le mont Liausson et le plateau de l'Auverne. Point stratégique pour une petite explication sur les ruffes, roches pas du tout volcaniques de couleur rouge (en latin : ruffus) et surtout pour manger mais le temps se gâte donc gros dilemme ; manger et profiter de la vue (bouchée) ou descendre avec possibilité de mise à l'abri dans une grande capitelle dans 30 min, non 45 allez 1 heure et on ne sera pas loin du compte, si le déluge arrive.

 Nous choisissons de continuer et c'est sûrement plus raisonnable car les ruffes glissent quand elles sont mouillées. Petit (!) arrêt pour admirer le désert rouge et les cheminées d'aération des mines d'uranium puis les coronilles en fleurs, les amandiers, les orchidées, les cades taille XXL. Nous continuons de traverser ce désert rouge aux tendances Colorado diront certains et après avoir laissé de côté des petites capitelles, nous arrivons à la grande et surtout il est temps de partager quelques bonnes bouteilles, fougasses d'Aigues Mortes, madeleines, fondant au chocolat. Ce que les membres de l'escapade redoublent d'imagination pour nous faire récupérer les calories perdues …

En route pour Rabejac dont les mines d'uranium sont fermées depuis 1990, après un petit détour pour voir le Roubieu, énoooooorme affluent de la Lergue. Nous traversons un petit gué sur le Ronel et nous ne déplorons aucune chute !!!

Encore une petite grimpette et nous arrivons avec une vue imprenable sur le Leclerc, l'autoroute et les grandes étendues de panneaux solaires. Le choix est cornélien entre les trois …

Heureusement un vol d'oiseaux et des discussions par ci par là de notre groupe, nous enlève à ce cruel dilemme, magie de l’Escapade Saint-Jeantaise et des échanges divers et variés. Après avoir traversé le hameau des Hémies et un arrêt à son lavoir où les discussions et les suppositions sur tout ce qui a pu s'y passer vont bon train, nous continuons sur la chapelle du XIème des deux martyrs Saint Agricol et Saint Vital rénovée récemment.

De plus, une pluie de gouttes d'eau nous tombe dessus, il est temps de regagner le village du Puech, et nos autos, mouillés mais heureux d'avoir partagé de si beaux moments, d'avoir parfois refait le monde dans une ambiance très sympathique et d'avoir marché au même rythme.

Temps total 6 heures, passé à parler autant, à marcher beaucoup moins, à se régaler beaucoup plus ... Claudie.

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Causse Bégon (1 février 2020)

Marcher pour se tenir en forme, nous sommes 6 à être convaincu que cet exercice ne peut pas faire de mal. La météo est optimiste et nous promet même du soleil. Un petit échauffement pour rejoindre le sentier de la Cabrune et la montée commence, nos vêtements bien douillets nous font transpirer, mais bientôt nous devons ralentir, notre fidèle marcheuse de St Georges d'Orques n'est pas au mieux de sa forme, nous l'encourageons à poursuivre. A l'Escapade, on ne laisse personne sur la touche. Nous parviendrons finalement à la ferme de Barjac avec un peu de retard et à cette période de l'année la nuit tombe vite. Nous emprunterons donc un raccourci pour le retour mais nous prendrons le temps de rendre visite au Rocher de la Coupe, dégagé de ses broussailles par l'équipe de choc de baliseurs, au printemps dernier. Du crachin, du vent, du froid, on a tout eu, mais point de soleil, faut pas croire ce que disent les journaux, comme Balavoine, je ne suis pas un héros. Nous nous engageons sur le sentier qui descend sur les fours à calamine, il est glissant, les feuilles nous cachent les pierres, il faut être vigilant. L'heure tourne et c'est à la nuit que nous parviendrons à rejoindre St-Jean. Des kilomètres, nous n'en n'avons pas beaucoup parcourus, une petite dizaine, et on a gardé le sourire. 

 

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Le Larzac autour de Montredon (18 janvier 2020)

Ils sont venus de Cassanas, d'Aumessas, de la Cavalerie, de Rivière sur Tarn, du Gressentis, de Millau, de Nant, de Fabrègue, de St George d'Orques et bien sûr de St-Jean... bref 17 marcheurs, les bâtons chauffés à blanc, avaient hâte de reprendre leur exercice favori, la randonnée avec les copains pour partager les histoires et les petites blagues qui donnent à nos sorties une ambiance bon enfant. Une petite descente vers le Rocher des Hannout, un arrêt à la Jasse adossée à un énorme rocher et nous poursuivons vers la ferme du Sot, là où, poulets et pintades nous accueillent avec caquètements et gloussements de manif. Nous les ignorons et bifurquons à travers champs vers Cavalies. Comme d'habitude, personne à l'horizon, bien qu'il paraît y avoir des activités agricoles. La végétation généreuse, gorgée de gouttelettes, semble emmagasiner une réserve maximum avant la prochaine sècheresse de l'été prochain. Pour croiser les rochers promis, nous empruntons le sentier à travers le parc à moutons gardés par les patous, après les recommandations d'usage, nous retrouvons un gallinacé pétrifié, un cobra menaçant, un champignon appétissant et bien d'autres rochers ou chacun laisse aller son imaginaire. Le soleil qui nous a accompagné depuis le départ commence à décliner vers l'horizon, nous remontons nos cols et enfonçons nos bonnets pour rejoindre, d'un pas énergique, nos voitures, c'est l'heure de se séparer, grosses embrassades, on se donne rendez-vous pour la prochaine sortie. Rolande.

 

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Sentier des Carriers à Fontainebleau (11 janvier 2020)

Première sortie 2020 pour l’Escapade Saint-Jeantaise
Pour ce samedi 11 janvier 2020, à l’initiative de Mireille, douze randonneurs s’étaient retrouvés en Forêt de Fontainebleau pour parcourir la partie Est du Massif de Franchard, sur les traces des carriers. Le sexe prétendument fort était en nette minorité puisque les femmes étaient deux fois plus nombreuses que les hommes. Certains venaient de Paris, d’autres de la couronne et même de Beauvais ! Nous avons suivi le sentier Denecourt 7 puis 8 passant par les rochers et les platières des Gorges de la Houx, par le Mont Aigu avec son accès hélicoïdal, par le long boyau avec les fronts de taille ainsi que les anciens abris des carriers et enfin par la Mare aux pigeons. Claude-François Denecourt (1788-1875) était un ancien soldat de l’armée impériale qui consacra l’essentiel de sa vie à développer et faire connaître les richesses de la Forêt de Fontainebleau. Nous avons parcouru la longue galerie souterraine dont l’aménagement, en 1853, fut reproché à Denecourt. C’est pourquoi les initiales DFD ont été gravées au-dessus de l’entrée et signifient la Dernière Folie de Denecourt. Elle fut rebaptisée plus tard la grotte du Serment car il promit de ne plus se lancer dans de tels travaux. Chemin faisant, des rochers aux formes et aux noms étonnants nous ont plongés en pleine mythologie grecque. Tout d’abord avec Argus, le géant qui possédait 100 yeux, si bien qu’il ne les fermait jamais tous en même temps. Héra fit appel à lui pour surveiller Io que Zeus convoitait. Ce dernier, rendu furieux par la jalousie de son épouse, demanda à Hermès de tuer Argus. Héra plaça les yeux d’Argus sur la queue de son animal fétiche : le paon. Puis, plus loin, il était question d’Actéon le célèbre chasseur qui avait surpris un jour la déesse Artémis prenant son bain. En colère, elle le transforma en cerf et Actéon fut dévoré par ses propres chiens qui ne le reconnaissaient pas. Enfin, Proserpine (ou Perséphone), fille de Demeter et Zeus, déesse des saisons, fût enlevée par Pluton dieu des enfers qui l’a ensuite épousée. Enfin, un accord fut conclu entre Pluton et Zeus pour que Proserpine puisse partager son temps entre les enfers, symbole de l’automne et de l’hiver et le ciel, symbole du printemps et de l’été. D’autres rochers rencontrés faisaient référence à des personnages littéraires tels que Quasimodo et Gargantua. Les impressionnants fronts de taille que nous avons longés gardent la trace des ouvriers tailleurs de pierre. L’exploitation du grès de Fontainebleau pour paver les routes ou construire les habitations remonte au XIIème siècle. La production atteint 2 900 000 pavés en 1829, qui sont transportés par des voituriers jusqu’au port de Valvin avant d'être embarqués sur des péniches pour rejoindre Paris.
De nombreuses carrières ont été ouvertes entre 1806 et 1956 : au rocher Canon, à la croix D’Augas, aux Mont d’Ussy... et au Long Boyau que nous allons découvrir. Denecourt s’insurge contre ce saccage de la forêt. Il est appuyé par des artistes, des écrivains (Jean-François Millet, Jean Baptiste Corot, George Sand, Victor Hugo, Jules Michelet en font partie) qui vont créer à Bois le Roi un comité de protestation artistique de la forêt, le but de ce comité est très clair : c’est de s’opposer par tous les moyens à la dévastation de la forêt.

 

Ils adoptent 2 résolutions :
- La forêt doit être assimilée aux monuments nationaux et historiques qu’il faut à tout prix conserver.
- Il est indispensable pour arriver à ce but de limiter l’exploitation de la forêt.

 

À Fontainebleau on trouve du grès dit blanc.
Le grès est divisé en grès de qualités différentes qui correspondent au son que la roche émet quand elle est frappée.
Le grès dit « Pif » est le plus noble, il sert à la construction de châteaux.
Le grès dit « Paf » le plus courant, d’assez bonne qualité, sert au pavage.
Le grès dit « Pouf » de mauvaise qualité sert aux murs de clôture.

 

En fin d’après-midi, nous avions parcouru une douzaine de kilomètres et tout le monde semblait ravi de cette belle journée, mais nous n’avons pas manqué d’évoquer notre cher Saint-Jean que nous souhaiterions tous retrouver bientôt.

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