Sortie nature : flore et oiseaux de St-Jean (13/07/2020)

LA FAUVETTE QUI DONNAIT LE "LA"

Par cette belle matinée estivale du 13 juillet, 17 personnes ont participé à l’éveil à la nature proposé par l’Escapade St-Jeantaise. Pour sortir des sentiers battus habituels, tout ce petit monde évolua en mode naturaliste le temps de la matinée. Les martinets St-Jeantais connurent leur heure de gloire avec les explications de notre guide Christian. Des éléments de connaissance furent également donnés sur l’hirondelle de fenêtre, la rustique et celle des rochers. Puis vint le tour de la fauvette à tête noire qui tout au long du chemin des Carbounials nous enchanta de son récital mélodieux. Les pics, grimpereaux et autres troglodytes aux nids moussus ne furent pas en reste pour pousser la chansonnette. Les plantes et arbres locaux : clématite des haies, lierre, robinier, campanule… nous livrèrent quelques-uns de leur secret passionnant pour le plus grand plaisir de tous. Cette ode à la nature St-Jeantaise se termina allègrement et chacun put mesurer et apprécier combien la biodiversité qui nous entoure est importante pour LA VIE.

Je remercie l’ensemble des participantes et participants de leur agréable présence. Christian.

 

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Causse de Sauveterre (8/07/2020)

Nos covoiturages nous amènent au parking du joli village du Liaucous. Nous quittons le sentier menant aux via ferrata pour un autre non balisé qui nous mène sur la plateforme du des Agudes, nous offrant une vue superbe sur le confluant de la Jonte et du Tarn surplombé par le rocher du Capluc. Hélas, à ce à ce moment, une de nos randonneuses se fait piquer par un insecte non identifié, ce qui lui provoque un malaise dû à une réaction allergique. Prise de difficultés respiratoires et de poussée d’eczéma, dans l’impossibilité de poursuivre ou de redescendre, elle décide d’appeler les secours. Nous attendons donc plus d’une heure les deux 4x4 des pompiers qui viennent lui prodiguer les premiers soins.
Nous en profitons pour déballer notre piquenique et  grignoter tranquillement à l’ombre, la chaleur commençant à sévir. Les pompiers décident d’appeler un hélicoptère pour évacuer notre victime vers les urgences de Millau.

Après cet épisode regrettable, nous reprenons notre chemin en descendant directement sur Églazines sans passer par Saint Marcelin, comme prévu. Dans cette descente, nous nous abritons sous une grande table de roches calcaire pour la photo de groupe. Nous visitons le petit hameau troglodyte d’Églazines, et nous profitons de cette pause pour admirer le panorama sur les gorges du Tarn. Nous redescendons doucement à l’ombre (bienvenue) du sentier qui nous ramène au Liaucous.

Épilogue :

Notre victime, bien soignée, a pu quitter les urgences de Millau en fin d’après-midi. Nous en profitons pour rappeler aux randonneurs  souffrant de diverses pathologies, de toujours emporter les médicaments qui les soignent en cas de crise. Les Accompagnateurs emportent toujours une trousse de premiers secours, mais n’ont pas la compétence pour donner certains médicaments. Pour les personnes allergiques, il est recommandé de porter des vêtements recouvrant les bras et les jambes. Christian.

 

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Entre Suèges et Fontaneilles ( 11/07/2020)

Nous étions une vingtaine de marcheurs attendus par Daniel et Jocelyne Voxer sur le parking de l’office de tourisme de Rivière-sur-Tarn. Nous avons pris le sentier balisé jaune sur la gauche, au bout de quelques mètres, sur la route de Fontaneille. Ce sentier nous mène, en sous-bois, sur le ravin de Lugagnac et nous permet d’admirer ses deux tours imposantes qui dominent la vallée. Nous tournons ensuite sur la droite pour arriver dans des marnes noires en dessous de la cassure impressionnante du Pissarot (petit plateau dolomitique visible de l’autoroute A75). Nous arrivons par les dessous du village de Fontaneille, magnifiquement restauré. Après l’avoir traversé nous prenons une rue sur la droite qui monte en direction du piédestal et nous amène au col qui sépare le Pissarot du Puech. Nous prenons ensuite un chemin sur la gauche, après quelques centaines de mètres sur la route de Vezouillac. De là nous admirons la vue panoramique sur la vallée du Bourg, son village (célèbre pour sa troupe de brigands qui sévissaient à l’époque de la chouannerie) et sur la montée du Buffarel qui débouche sur le causse de Sauveterre. Le chemin nous mène directement au "village des caves", récemment débroussaillé et où les vignerons propriétaires organisent des festivités hors période de confinement. Ce village est constitué de caves troglodytes voûtées recouvertes de lauzes. Certaines ont conservé les foudres en chêne d’époque. Nous nous rassemblons à l’ombre d’un noyer pour le casse-croute arrosé d’un verre de rosé frais du domaine "la Cardabelle", offert par Daniel.

Nous sommes rejoints par l’un des propriétaires qui nous explique l’origine du piédestal qui avait, à l’époque (fin XIXème), concentré la ferveur des paroissiens environnants pour édifier la statue d’une vierge aussi impressionnante que celle du Christ de Corcovado à Rio. Le curé, initiateur de l’évènement, aurait disparu avec l’argent de toutes les quêtes, sans laisser de traces. Peu de temps après, l’abbé Saunière, fou-amoureux de la chanteuse Emma Calvé, lui aurait fait restaurer le château de Cabrières sur la commune voisine de Compeyre… y aurait-il eu crime et malversation, cela n’a jamais été prouvé… Nous attaquons ensuite la route qui mène au piédestal. Cette route, construite par les paroissiens, nous fait gravir progressivement les 240 mètres de dénivelé pour arriver sur ce petit plateau. Là nous jouissons d’une vue à 360 degrés sur les vallées environnantes, le viaduc de Verriéres sur l’A75, le Lévésou, les Cévennes dont nous devinons le Mont Aigoual grâce à son pylône, le Mont Lozère…

Nous nous déplaçons ensuite sur la bordure Est du plateau pour être éblouis par le panorama sur les gorges du Tarn, dominant les villages de Boyne, Mostuéjouls, Liaucous, le Rozier et Peyrelau. De là nous attaquons un sentier abrupt qui descend, à travers bois, sur la forteresse de Peyrelade. Cette forteresse moyenâgeuse, propriété des familles de Roquefeuille et d’Arpajon, vient d’être magnifiquement restaurée par le Conseil Départemental et mérite d’être l’objet d’une future visite guidée… De là nous descendons, à travers les vignes, jusqu’au village de Rivière, où Daniel et Jocelyne nous ont réservé des boissons rafraichissantes.

Tous les marcheurs étaient unanimes sur la richesse de cette randonnée.

 

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Séjour à Laguiole (3-4-5 juillet 2020)

Premier jour en Aubrac
Les 32 randonneurs sont présents au rendez-vous sur le parking du café restaurant « le relais des lacs », près du col de Bonnecombe, heureux de se retrouver, pour beaucoup, après cette longue période de confinement.
La température est fraiche et nous partons couverts par le GR 60, sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.  Les prairies, à perte de vue, sont couvertes de fleurs. Nous nous  arrêtons  au refuge du Rajas, entouré  de vaches d’Aubrac aux beaux yeux maquillés, sans doute pour plaire au paisible et indifférent taureau qui surveille le troupeau d’un œil somnolant. Dans ce refuge fut tourné quelques scènes du film "Saint-Jacques - la Mecque" avec, entre autres, Muriel Robin et Jean-Pierre Darroussin, à voir ou à revoir.
Nous nous élevons et découvrons des paysages panoramiques à 360°, où se découpe un patchwork de grands prés délimités par des murets de pierres. Ce grand tapis vert et ondulé est parsemé de bouquets d’arbres, de burons et tacheté pas les troupeaux de bovins. Tout autour, en arrière-plan, se découpent en gris bleuté les chaines montagneuses, dont le mont Lozère et les monts du Cantal.
C’est dans ce superbe paysage, avec une température devenue plus clémentes, que nous piqueniquons parmi les grandes fleurs de gentiane (dont je reparlerai ultérieurement…).
Nous poursuivons notre rando et finissons à travers prés, parfois dans les tourbières, avec quelques passages périlleux mais comiques par-dessus et sous les barbelés. Fin de cette première randonnée d’environ 15 km.
Nous reprenons les voitures pour gagner le gîte à Laguiole. Installation dans nos chambres confortables et très propres et nous sommes conviés à un très bon apéro (dont j’ai oublié le nom), mais composé de vin blanc, liqueur de châtaigne et poudres de perlimpinpin secrètes.
Notre hôte, un sympathique garçon  plein d’humour parfois sarcastique, nous explique les règles liées à la Covid et surtout nous fait un topo sur l’Aubrac, les trois départements qui la composent, (Aveyron, Lozère et cantal) et les différentes mentalités et rivalités.
Saucisse aligot et, pour certains un peu coquins, nous goûtons l’eau de vie de gentiane, nous encourageant à raconter quelques histoires (plutôt animalières : grenouilles, poussins, lapins, ours, taureau…). Voir votre serviteur pour plus de détails.
Après une bonne rigolade, dodo.

 

 Deuxième jour en Aubrac
Après une bonne nuit et un petit déjeuner copieux, nous voilà partis à Aubrac, petit bourg réputé pour ses gîtes sur le chemin de Compostelle. Chemin que nous empruntons pour une jolie descente ombragée vers Saint-Chelly.  Nous traversons le village typique de Belvézet et son volcan dominant la vallée par son rostre basaltique.
Nous traversons le village de Saint-Chelly.  Nous nous offrons un rafraichissement autour d’une fontaine d’eau fraiche et légèrement ferrugineuse.
Nous descendons à travers les ruelles vers la rivière Serone. Pierre-Henri photographie le groupe sur le pont enjambant la rivière. Puis nous remontons lentement à travers bois et prairies pour atteindre notre point de départ à Aubrac, ou nous nous désaltérons aux terrasses des cafés avant de reprendre la route. Un arrêt à la cascade du Déroc. Un petit circuit pédestre permet de passer derrière la cascade parmi les orgues de basalte. Retour à Laguiole.
Pour quelques-uns, un petit bain décontractant dans la piscine à 28°, et pour quelques-uns, dégustation de gentiane à l’apéro, suivi du dîner (bœuf Aubrac et petits légumes).
Nouvelles dégustation d’eau de vie de gentiane, ce qui en excite certains (dons je fais partis) et nous pousse (bizarrement) à danser la chenille dans les chambres, les balcons et les couloirs du deuxième étage…
Après une bonne rigolade, dodo.

 

Troisième jour en Aubrac
Après une visite de Laguiole, nous nous retrouvons sur le parvis de l’église St-Pierre et St-Michel du bourg de Saint- Urcize. Étonnante église du XIIème siècle, seule église romane de la haute Auvergne à posséder un déambulatoire hémisphérique autour du cœur et dont le clocher en peigne supporte une des plus vieilles cloches, datant de 1583. A noter que l’absence de nef, et le cœur très haut pour une église romane, donnent un aspect compact de cet édifice remarquable.
Nous partons directement sur un sentier bordé de murets de pierres délimitant des prés plus petits, puis nous empruntons un sentier arboré. Ce chemin nous ramène au belvédère de la vierge dominant Saint-Urcize, où nous piqueniquons.
Quelques-uns regagnent directement le bourg, alors que les autres continuent la randonnée, quelque peu rallonger par des indisciplinés (dont je fais partis) qui partent devant et loupent une bifurcation.
Nous rattrapons le circuit pour prendre un chemin non pratiqué depuis belle lurette. Parcours du combattant : regard inquiétant d’un taureau protégeant son troupeau, enjambés de clôtures, rampements sous clôtures, traversées de rivières acrobatiques, heureusement menés de main ferme par Pierre-Henri. Tous les aléas d’une bonne rando qui se respecte.
Nous regagnons l’église de Saint-Urcize par un long escalier remarquablement calculé pour monter sans fatigue, et nous nous retrouvons sur une terrasse autour du pot de l’amitié puis, nous reprenons la route pour St-Jean du Bruel.
Merci aux organisateurs pour ce très beau séjour et merci aux 32 lurons pour l’ambiance remarquable pour un si grand groupe. Christian. 

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Alzon et la Haute Vallée de la Vis (27 juin 2020)

Ce samedi 27 juin, nous étions une vingtaine de randonneurs à partir du Col de la Barrière, à 808 m. Le soleil était de mise, et l'humeur au beau fixe. Nous sommes descendus vers Alzon, en empruntant l'ancienne voie romaine, par un chemin traversant les feuillus et les buis malheureusement rongés par la pyrale. Sur le parcours nous avons vu un ancien four à chaux dans un excellent état de conservation. Un joli troupeau de brebis nous a regardé passer. Nous avons pu admirer le viaduc de Valcroze, puis plus loin nous avons pu entonner "sous les ponts de Paris"... puisque nous l'avons traversé pour passer le ruisseau de Valcroze. Nous sommes arrivés sur Alzon après avoir traversé la Vis.
Avant de remonter, nous sommes passés devant le château des Mazels (ancienne résidence d'été des évêques de Nîmes), et l'ancienne gare d'Alzon. Nous avons attaqué la remontée par le GR71A pour rejoindre la Font du Truc du Jaoul (1000m) par les Enfers... et ce fut l'Enfer... Nous espérions vite le Paradis, mais pour y arriver il fallait grimper à travers les buis et les genêts pendant une bonne heure... Le soleil était bien là. Pour compenser nos efforts, une vue à 360° nous fit découvrir un paysage magnifique, avec vue sur le terril du Curel, ancienne mine de plomb et de zinc... ainsi que le village au loin de Campestre très fier, avec son beau clocher. À nos pieds des étendues de bruyères fleurissaient le sol. La pause déjeuner s'imposait, à l'ombre de la forêt.
Après un frugal repas, les randonneurs rassasiés redescendaient le long du chemin forestier GR71, pour rejoindre le Col de la Barrière, les yeux remplis de belles images... Merci Myriam et Ghuylaine de nous avoir fait découvrir cette nouvelle randonnée. Françoise

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Pont de Sounhac et corniche (26 juin 2020)

Ce sont trois voitures qui quittèrent Saint-Jean du Bruel le 26 juin à 8h 30 avec 16 personnes à bord pour rejoindre la ferme de Balmarelesse sur le Causse Bégon. Séverine, arrivée la veille de Seine et Marne, était aussi enthousiaste que son chien de retrouver son cher Saint-Jean. Nous avons commencé la randonnée tout en saluant au passage quelques chevaux parqués à proximité de la ferme. En revanche, nous n’avons pas vu les brebis. Le chemin, qui montait en pente légère, nous fit traverser une forêt de petits chênes. Puis nous avons obliqué à gauche pour descendre de façon abrupte sur une piste forestière récente. Plus bas, nous avons quitté cette piste pour suivre sans grande visibilité un sentier discret et hasardeux dans une végétation plutôt dense. Enfin nous sommes arrivés au pont naturel de Sounhac où la photo traditionnelle a été prise par Marie. Cette arche, sculptée par l’eau depuis des temps immémoriaux,  étant au fond d’un ravin il fallu remonter sur le versant opposé par un sentier tortueux. Nous avons pu voir quelques fleurs comme l’aster des montagnes, la globulaire et la chicorée sauvage. Après un arrêt pour se désaltérer, nous avons suivi un chemin plus praticable d’où nous avons pu voir le village de Cantobre et au loin, sur le Causse Noir, la fière silhouette de Roquesaltes. Nous sommes arrivés à l’ancienne source du Mas d’Anguiral, située au pied d’un grand rocher, où autrefois les troupeaux du causse venaient boire. Mais malheureusement la source est quasiment tarie depuis longtemps. La remontée sur le causse, par un sentier escarpé sur le rebord de la corniche, a été très spectaculaire avec de beaux points de vue et une photo de groupe prise sur une plate-forme en porte à faux. Plus haut, nous sommes passés à côté d’une "baignoire" à sangliers presque sèche avec quelques empreintes diverses. Arrivés sur le Causse, nous sommes passés à côté de l’ancienne ferme du Mas d’Anguiral, actuellement en cours de restauration. Puis, par un chemin au milieu de prairies couvertes de cheveux d’anges, nous avons rejoint les voitures pour rentrer à Saint-Jean. La matinée s’est terminée à l’heure prévue pour un rafraîchissement sous les halles où tout le monde (Gérard & Cathy, Daniel & Jocelyne, Angela, Christine, Ghuylaine, Héloïse, Isabelle, Marie, Ombline, Rolande et Séverine, Antoine + Antoine et Michel) semblait très heureux de cette promenade et surtout de se retrouver.

 

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Forêt de Parlatges - La Vacquerie (20 juin 2020)

C'est 25 randonneurs de St Jean du Bruel et de ses environs qui avaient choisi de venir faire cette balade qui correspondait au premier jour de l'été. Le temps était superbe, un petit vent nous a accompagné dans notre parcours. Au départ nous avons été accueillis par M. le Maire, fraîchement élu, qui après nous avoir rappelé les gestes barrières nous a permis la visite de la magnifique chapelle romane de St Pierre. Ensuite, nous avons rejoint la forêt de Parlatges, ce sont des pistes forestières aux sentiers empierrés. Cet itinéraire livre un bel aperçu des paysages vallonnés du sud Larzac où la forêt de pins noirs partage l'espace avec les buis et les asphodèles, actuellement en fin de floraison. Dans le hameau se trouve une jolie chapelle, avec un magnifique retable, classé monument historique que, malheureusement, nous n'avons pas pu visiter à cause de travaux en cours. Ce lieu reste encore un lieu de pèlerinage pour les enfants qui ont des difficultés de langage. Du village nous avons regagné le plateau du Larzac, c'était la partie physique de la rando. Certain(es) d'entre nous ont rassemblé leurs forces pour vaincre ce dénivelé.

Après le repas pris dans une prairie nous avons continué notre route sur le Larzac en direction de la Vacquerie, en traversant un lieu associatif qui a pour objet de promouvoir l'approche globale des lieux de vie intégrant les dimensions environnementales, humaines et techniques, sous forme de stages, colloques séminaires, expérimentation de matériaux et de techniques nouvelles. En poursuivant notre rando, quelle ne fut pas notre surprise de voir un bateau, échoué, en cale sèche, aux abords d'une bergerie.

À l'arrivée à la Vacquerie, nous nous sommes tous installés à la terrasse d'un café pour prendre une boisson bien méritée avant de rejoindre quelques kilomètres plus loin notre point de départ.

Distance : 16 km (+ 2 car pour des raisons de sécurité voiture, nous nous étions garés à St-Pierre de la Fage), dénivelé : 600 m.

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Aumessas entre Albagne et Bavezon (30 mai 2020)

Nous étions 18 au départ devant l'ancienne gare d'Aumessas ce samedi, donc 2 groupes ont dû se constituer pour répondre aux normes en vigueur, même si nos esprits étaient déjà libres à l'idée de pouvoir retrouver les amis et partager ensemble une journée complète en pleine nature. Un groupe avec Alain, l'autre avec Mark. Départ bien sur décalé, avec chacun de nos guides.

Nous avons quitté Aumessas en longeant le cimetière, après la maison du garde barrière, pour grimper vers le hameau des Vernes retrouver les rochers granitiques. Le temps de savourer les madeleines citronnées d'Elizabeth, nous traversions les torrents qui forment les fameuses cascades, jouant comme des enfants sur les superbes ponts qui nous conduisent au Travers. Travers qui porte bien son nom d'ailleurs...

Pause déjeuner, sous un cerisier dont certains ont pu apprécier le goût sucré (les plus rapides, les plus gourmands ? Non, les plus grands !). Mais tout le monde a apprécié le vin gentiment transporté par Jean-Marc jusque-là.

La montée vers le Caladon a été un peu plus difficile. Peut-être à cause du vin, mais aussi des rochers plus gros à appréhender sur le sentier heureusement ombragé. Au Caladon, accroché à ses orgues rocheuses, source rafraîchissante et petite pause musicale :  concert gratuit d'Alain et Jean-Marc qui nous ont interprété l'hymne occitan "Se Canto", repris en chœur par le public escapadeur.

Notre chemin nous a conduit au col du Mouzoules, tristement célèbre. Une inscription le rappelle : "Des Huguenots, assemblés pour célébrer leur culte, furent surpris en ce désert. Pour rester fidèle à leur foi, ils ont, vaillants, souffert le martyre, les hommes aux galères, les femmes à la Tour de Constance". De là, tout en bas du vallon, les villages de Mars et Bréau.

Changement de direction, vers le sud, et, sur la crête, au rocher du Comte, une vue époustouflante ! D'un côté le "valat" d'Aumessas avec ses hameaux perchés, ses cascades, et jusqu'à la pointe du St-Guiral et le col de l'Homme mort. De l'autre on surplombe Esparon, Bez, Arre, le causse de Blandas et de Campestre au loin. Sans oublier les nombreux ruisseaux le Garel, l'Albagne, le Bavezon et la Fobie qui font de ce paysage un écrin verdoyant et alimentent une végétation extrêmement variée. La photo de "Notre Cévenne" en vrai !

La descente vers Aumessas, un peu caillouteuse, a débouché sur l'ancienne voie ferrée et terminus en gare pour déguster le bon jus de pommes servi par notre guide local, dans le jardin rempli de roses éclatantes de couleurs. Bref, une belle randonnée, comme on les aime. Myriam

 

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La Ségalasse, Lapanouse de Cernon (23 mai 2020)

Nous nous sommes retrouvés un groupe de dix, comme le veut le confinement, à 13h30 sur le parking de la salle des fêtes du village. Les départs des randos balisées se font derrière cette salle dénommée "la Jasse". Après avoir franchi le pont submersible nous avons attaqué l’ascension de la rive gauche du Cernon au milieu de la verdure et des fleurs. Rapidement la pente s’adoucit pour atteindre un immense abreuvoir où se sont égarés deux poissons rouges… Une grande prairie laisse apercevoir le village de La Bastide Pradine qui domine la vallée du Cernon. De là on remonte vers une zone boisée, pour emprunter une buissière qui suit la courbe de niveau vers l’ouest pendant environ un kilomètre. La pyrale a malheureusement sévi ! Tout au long on aperçoit les traces d’un ancien béal, un crottier probablement de genette. Ensuite une pente escarpée nous mène jusqu’au petit plateau du "Causse Viel" dominé par un ancien oppidum. Nous sommes éblouis par les étendues bleues d’affilantes de Montpellier. La piste nous amène vers le sud jusqu’à une plantation de pins noirs. Arrivé au passage canadien, nous prenons à 90 degrés sur la gauche, ce qui nous mène dans la descente du ravin de la Ségalasse. Le chemin arrive à l’ancienne gare désaffectée de la Panouse. Nous longeons la voie ferrée qui sert au vélorail jusqu’au grand viaduc monumental, sous lequel nous passons pour redescendre vers le village, jusqu’à refranchir le petit pont submersible. Il nous a fallu plus de quatre heures pour boucler cette magnifique rando.

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Gaillac, perte de la Virenque (21 mai 2020)

Pour la première randonnée post-confinement, 18 personnes étaient au point de rassemblement au domaine de Gaillac. Enfin un début de liberté retrouvée! Cependant, en traversant le domaine qui normalement bouillonne d'activités diverses, nous nous sommes rendu compte que cette liberté retrouvée ne marque pas la fin de la crise, loin s'en faut. Distanciation sociale oblige, nous avons formé deux groupes. Un groupe composé de 10 personnes, guidé par Mark, est parti en premier, sous un soleil tout à fait clément. Le deuxième groupe composé de 8 personnes, guidé par Klasina, est parti sur les traces du premier avec quelques minutes de décalage dans le respect des mesures sanitaires  que nous  observerons  encore quelque temps. Le confinement avait un peu ankylosé les articulations et les muscles mais c'est avec un enthousiasme certain que tous les participants ont apprécié cette reprise. Cette belle balade au milieu du thym et des champs de fleurs nous  a emmené dans le lit de la Virenque , lieu verdoyant et empreint d'une atmosphère mystérieuse. Grand merci à la famille Arnal d'avoir accepté notre présence  sur  leur domaine. Cette première sortie sera suivie par bien d'autres et j'encourage les randonneurs à venir nous rejoindre.

Rolande, Klasina et Mark.

 

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Hommage du Midi Libre à Nounours


Nounours nous a quitté !


C'est avec une grande peine que nous avons appris la disparition de Christian Langlamet que ses amis surnommaient affectueusement "Nounours". Christian est décédé à Montpellier le mercredi 22 avril 2020 à l'âge de 63 ans, par suite de problèmes cardiaques.
Ancien photographe, il s'était installé à St-Jean depuis de nombreuses années. Il fut l'un des piliers de l'Escapade St-Jeantaise dès sa création. Il s'était également impliqué sur le Trail du Roc de la Lune et faisait partie de l'Amicale Bouliste St-Jeantaise.
Avec son ami Pierre Vigneron, il n'économisait pas ses efforts pour animer l'Escapade. Il tenait souvent le poste de "serre-file" sur les randonnées (celui qui ferme la marche et qui s'assure que personne ne s'égare) et il était, bien sûr, le photographe qui immortalisait ces bons moments passés ensemble.
Nous présentons à ses proches nos plus sincères condoléances et sommes de tout cœur avec eux en ces moments douloureux.

 


Haute vallée de la Lergue (14 mars 2020)

Ce samedi 14 mars nous étions 13 à parcourir les terres arides et ventées de cette partie du Causse du Larzac. Cette région est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco comme paysage culturel, évolutif et vivant. Dans un premier temps le parcours nous a conduit de Saint-Félix vers les Rives en passant à proximité du Caylar. L'eau semble absente mais est précieusement recueillie dans les lavognes. Elle circule aussi dans le réseau souterrain et apparaît parfois à la surface notamment à proximité du village des Rives. Nous ne sommes pas passés très loin de la résurgence de ce lac qui surgit des profondeurs de temps en temps (2014 fut la dernière apparition).
En passant au village des Rives nous avons failli stopper là notre balade, car la carte du restaurant du village faisait saliver nos papilles, nous sommes restés fidèles à notre projet avec la volonté de revenir goûter cette cuisine locale. En descendant sur le hameau des Sièges nous avons pris notre déjeuner sur l'herbe, à l'abri du vent et inondé par le soleil. La sieste de certains d'entre nous a été interrompue, un peu rapidement, pour poursuivre notre parcours traversant un ensemble dolomitique dans une végétation variée sur des zones de sable issu de l'érosion. La combinaison de ces sols, l'altitude et l'affrontement des climats atlantiques et méditerranéens donnent naissance à des espèces emblématiques des causses : buis genévriers… et aussi à un grand nombre d'espèces florales comme les anémones pulsatiles (voir photo). L'érosion a aussi permis de mettre en évidence une habitation troglodytique, c'est dans ce lieu entre autres que nous avons pu fixer pour la postérité la photographie de notre groupe.
Nous avons abordé ensuite la partie la plus difficile du parcours avec un terrain boisé et vallonné sur plusieurs kilomètres, qui nous rappelle le bois de l'Escandorgue lors de la balade des corniches de Lauroux (très proches de notre lieu). Pour rejoindre notre point de départ nous avons dû traverser la Lergue à deux reprises. À cette occasion de nombreuses photos ont été prises qui montrent l'agilité de notre groupe.

Au retour à St-Félix nous sommes allés visiter la chapelle qui a été restaurée avec beaucoup de goût, et nous nous sommes séparés en nous promettant de revenir un jour dans ce lieu. Claude Gayral

 

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La Dame Jouanne (14 mars 2020)

Allo, allo ? Voici les dernières nouvelles de la diaspora Saint-Jeantaise, branche francilienne, dernière rando à Fontainebleau avant... dernier repas pris en commun au restaurant avant... l’interdiction de se rassembler et le confinement généralisé… et jusqu’à... ?

Nous avons rendez-vous au parking de l’auberge de la Dame Jouanne en plein cœur de la forêt de Fontainebleau, au sud du massif, près du village de Larchant, C’est un coin de la forêt moins connu que Franchard ou Barbizon mais très prisé par les fans d’escalade, nous allons nous contenter nous d’une balade à pied d’environ quatre heures, l’escalade ce sera pour une autre fois ! Nous nous comptons, nous sommes treize avec Mireille, notre guide préférée, il y a quelques défections de dernière minute, Michel G qui a fait des acrobaties à ski, Christian, indésirable de l’Oise, Frédérique et Claudette avec des mots d’excuse ! C’est parti pour le TGL, le tour du golfe de Larchan , une boucle de 12 km, on va tout de suite prendre un peu de hauteur et profiter de la vue sur la Basilique St-Mathurin de Larchant et sur le fameux rocher de la Dame Jouanne d’une hauteur de 15 m. Après cette petite mise en jambes nous restons sur la platière (j’ai entendu Mireille nous parler de platière et je ne peux m’empêcher de répéter ce mot que j’entends pour la première fois), la forêt de Fontainebleau est très variée, on passe de chemins étroits au milieu de feuillus, pas encore très feuillus en cette saison à des sentes ouvertes sablonneuses entourées de rochers. À mi-parcours le "Petit Mont Blanc" que nous gravissons sans peine, voilà un grand mot pour une petite colline de sable et que nous allons bientôt dévaler avec plaisir !

Pour terminer en beauté, nous cheminons à travers un chaos rocheux, un ensemble de rochers aux formes incroyables, à qui on a donné des noms ; il y a les "Rochers de la Justice" et parmi eux, "le Banc de la Justice" (regardez nos amis Pierre-Henri et Paul sur le banc des accusés) et "l’Oreille de la Justice", en contrebas on aperçoit le fameux "Éléphant" et nous à côté tout petits.

La boucle est bouclée, nous voilà de retour à l’auberge pour y déjeuner. Nous nous quittons de bonne humeur, sans bises, sans effusion et à la prochaine…

 

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Les Cuns (7 mars 2020)

Avec notre guide Rolande nous sommes cinq à nous rassembler au parking sur la Route du Durzon à la sortie de Nant. Deux retardataires nous rejoignent, et nous sommes sept à nous lancer sur la piste qui monte dans le ravin de Vallongue. Nous grimpons les quelques 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du Causse du Larzac. Le soleil atténue le vent et le froid, ça y est, nous nous échauffons. A 500 m. des Liquisses Basses, nous traversons la D999 et nous empruntons un sentier qui nous mène dans le bois au nord de la Serre de Quincaureille, en direction du Causse des Cuns. Arrivés sur la piste nous croisons un automobiliste pour qui la Journée de la Femme n'arrivera pas trop tôt. A la hauteur de l'antenne au-dessus des Cuns nous prenons un instant pour admirer le panorama sur Nant et son Roc, le St-Alban et la vallée de la Dourbie. Une lavogne marque le début de la descente sur les Cuns. Il faut encore traverser un ruisseau intempestif qui emprunte notre sentier avant d'arriver à l'ancienne chapelle des Cuns, où de nos sacs nous tirons le repas, à l'abri du vent. Avant de continuer notre chemin, nous faisons halte chez Martine du camping "Le Roc qui parle", qui nous régale d'un café gourmand au subtil parfum de truffes. Martine se joint à notre groupe et nous conduit à travers ses plantations de chênes truffiers le long de la Dourbie. Avant de traverser la rivière à Vellas, Cantobre se montre dans toute sa splendeur dans un rayon de soleil. Nous longeons la rivière en amont, dans un cadre et avec une vue dignes d'une émission "Des racines et des ailes". Apercevant déjà le pont de la Prade, nous assistons à un début de vélage, mais la future maman n'est pas impressionnée par le regard avide de nos caméras et laisse faire la nature. En fin de parcours, Michel nous offre un verre chez lui. Tous, sauf un mari pressé de retrouver sa coiffeuse, boivent à la réussite de cette belle rando. Mark

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Vallée du Burle du Gressentis (15 février 2020)

13 personnes au départ, 17 au repas, 14 à l'arrivée : un casse-tête pour le serre-file de service ! En tout cas nous étions 13 à partir du petit hameau de Refrégiès. Laissant derrière nous la belle vallée dans sa fraîcheur matinale, nous avons vite rencontré, à travers les branches dénudées de la forêt hivernale, le soleil qui envelopperait cette belle journée d'une chaleur et luminosité printanières.

En passant par la Rouquette (côté Refrégiès) nous sommes montés en direction du Pal. Sur la crête qui sépare la vallée du Viala de celle du Burle du Gressentis, à 1000 m. d'altitude, nous avions une vue magnifique sur le paysage environnant, du Mont Saint-Baudille au sud à Roques Altes au nord, en passant par nos points de repère habituels comme le château d'Algues, le St-Alban, le Roc Nantais et la Brunellerie. Au pied de la "forêt brûlée" sur le versant sud du Pal et en bordure de la Forêt Domaniale du Croix de la Guérite, nous avons entamé la descente vers le Gressentis. Nous avons traversé Valjuille, ferme cévenole abandonnée depuis une vingtaine d'années, encore partiellement utilisée comme abri pour les vaches. Une plaque "Union" (en plomb) apposée sur la façade d'une des maisons atteste encore que la demeure était assurée contre l'incendie, ce qui devait la mettre à l'abri de toute intention criminelle du chef d'un voisin malveillant.

Longeant le ruisseau, nous sommes passés par le Prat et par la Ro(u)quette (côté Gressentis), deux anciennes exploitations typiquement cévenoles réhabilitées respectivement en gîte de vacances et en résidence secondaire.

Au Mas del Riou du Gressentis, notre hôtesse Klasina et trois convives de plus nous attendaient avec une table richement fournie. Une terrasse ensoleillée à l'abri du vent, une soupe aux pois cassés (plat traditionnel des férus du patin à glace aux Pays-Bas), des flans, les diverses délicatesses apportées par les amis, un génépi artisanal pour arroser le tout : tous les ingrédients étaient réunis pour vivre un moment chaleureux et convivial dans la meilleure tradition "Escapade".

Revigorés, voire repus, et nos effectifs renforcés d'une randonneuse de plus, nous avons entamé la dernière partie de notre randonnée. En passant par La Combe, nous sommes remontés en direction du Col de Lavaur, pour descendre depuis le carrefour "De Gaulle" en direction de Refrégiès, où nous nous sommes quittés ... pour nous retrouver bientôt sur d'autres chemins.   Mark.

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Plateau du Cayroux (8 février 2020)

Les ruffes du Cayroux

 Nous partîmes 21 et sans aucun renfort nous nous vîmes 21 en revenant au port...

N'écoutant que notre courage et surtout zappant sur la météo la plus optimiste, cette petite troupe s'est retrouvée à 10h tapantes sur le parking du Puech. Rien de mieux que le soleil que nous avons dans la tête et que le bonheur de nous retrouver pour affronter la grisaille.

Première flânerie dans le hameau Le Puech (Lo Puòg en occitan c'est à dire montagne) où nous admirons le mimosa en fleur se détachant des bâtisses de pierre rouge (qui font sales nous dira Ghuylaine). Certaines des pierres basalte noir ou grès rouge sont posées type arêtes de poissons. Tient-on se croirait au Rougier de Camares. Ouf ! Ça y est le mot est lancé : les aveyronnais que nous sommes ont retrouvé des points de repère ...

Il est quand même temps de repartir. Jolie grimpette dans les arbres, heureusement quelques "marchounettes" nous la rende plus facile et nous profitons de la vue sur le Larzac et le village d'Olmet posé sur son monticule. Arrivée sur le plateau du Cayroux. Ça y est François a trouvé son nouveau lieu de bivouac pour sa prochaine nuit des étoiles : des volontaires pour porter le matos ? Euh ... comment dire ?

 Nouvel arrêt au dolmen qui a été bâti il y a près de 5000 ans. Marie Jo ? François ? Un petit essai ? Rentrez-vous dedans ? Combien de temps tiendrez-vous le coup et c'est reparti pour de longues discussions plus ou moins philosophiques …

Encore une petite grimpette et nous arrivons au point culminant de la rando.  Descente ensuite par une sente qui nous offre une très belle vue sur le lac du Salagou, le mont Liausson et le plateau de l'Auverne. Point stratégique pour une petite explication sur les ruffes, roches pas du tout volcaniques de couleur rouge (en latin : ruffus) et surtout pour manger mais le temps se gâte donc gros dilemme ; manger et profiter de la vue (bouchée) ou descendre avec possibilité de mise à l'abri dans une grande capitelle dans 30 min, non 45 allez 1 heure et on ne sera pas loin du compte, si le déluge arrive.

 Nous choisissons de continuer et c'est sûrement plus raisonnable car les ruffes glissent quand elles sont mouillées. Petit (!) arrêt pour admirer le désert rouge et les cheminées d'aération des mines d'uranium puis les coronilles en fleurs, les amandiers, les orchidées, les cades taille XXL. Nous continuons de traverser ce désert rouge aux tendances Colorado diront certains et après avoir laissé de côté des petites capitelles, nous arrivons à la grande et surtout il est temps de partager quelques bonnes bouteilles, fougasses d'Aigues Mortes, madeleines, fondant au chocolat. Ce que les membres de l'escapade redoublent d'imagination pour nous faire récupérer les calories perdues …

En route pour Rabejac dont les mines d'uranium sont fermées depuis 1990, après un petit détour pour voir le Roubieu, énoooooorme affluent de la Lergue. Nous traversons un petit gué sur le Ronel et nous ne déplorons aucune chute !!!

Encore une petite grimpette et nous arrivons avec une vue imprenable sur le Leclerc, l'autoroute et les grandes étendues de panneaux solaires. Le choix est cornélien entre les trois …

Heureusement un vol d'oiseaux et des discussions par ci par là de notre groupe, nous enlève à ce cruel dilemme, magie de l’Escapade Saint-Jeantaise et des échanges divers et variés. Après avoir traversé le hameau des Hémies et un arrêt à son lavoir où les discussions et les suppositions sur tout ce qui a pu s'y passer vont bon train, nous continuons sur la chapelle du XIème des deux martyrs Saint Agricol et Saint Vital rénovée récemment.

De plus, une pluie de gouttes d'eau nous tombe dessus, il est temps de regagner le village du Puech, et nos autos, mouillés mais heureux d'avoir partagé de si beaux moments, d'avoir parfois refait le monde dans une ambiance très sympathique et d'avoir marché au même rythme.

Temps total 6 heures, passé à parler autant, à marcher beaucoup moins, à se régaler beaucoup plus ... Claudie.

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Causse Bégon (1 février 2020)

Marcher pour se tenir en forme, nous sommes 6 à être convaincu que cet exercice ne peut pas faire de mal. La météo est optimiste et nous promet même du soleil. Un petit échauffement pour rejoindre le sentier de la Cabrune et la montée commence, nos vêtements bien douillets nous font transpirer, mais bientôt nous devons ralentir, notre fidèle marcheuse de St Georges d'Orques n'est pas au mieux de sa forme, nous l'encourageons à poursuivre. A l'Escapade, on ne laisse personne sur la touche. Nous parviendrons finalement à la ferme de Barjac avec un peu de retard et à cette période de l'année la nuit tombe vite. Nous emprunterons donc un raccourci pour le retour mais nous prendrons le temps de rendre visite au Rocher de la Coupe, dégagé de ses broussailles par l'équipe de choc de baliseurs, au printemps dernier. Du crachin, du vent, du froid, on a tout eu, mais point de soleil, faut pas croire ce que disent les journaux, comme Balavoine, je ne suis pas un héros. Nous nous engageons sur le sentier qui descend sur les fours à calamine, il est glissant, les feuilles nous cachent les pierres, il faut être vigilant. L'heure tourne et c'est à la nuit que nous parviendrons à rejoindre St-Jean. Des kilomètres, nous n'en n'avons pas beaucoup parcourus, une petite dizaine, et on a gardé le sourire. 

 

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Le Larzac autour de Montredon (18 janvier 2020)

Ils sont venus de Cassanas, d'Aumessas, de la Cavalerie, de Rivière sur Tarn, du Gressentis, de Millau, de Nant, de Fabrègue, de St George d'Orques et bien sûr de St-Jean... bref 17 marcheurs, les bâtons chauffés à blanc, avaient hâte de reprendre leur exercice favori, la randonnée avec les copains pour partager les histoires et les petites blagues qui donnent à nos sorties une ambiance bon enfant. Une petite descente vers le Rocher des Hannout, un arrêt à la Jasse adossée à un énorme rocher et nous poursuivons vers la ferme du Sot, là où, poulets et pintades nous accueillent avec caquètements et gloussements de manif. Nous les ignorons et bifurquons à travers champs vers Cavalies. Comme d'habitude, personne à l'horizon, bien qu'il paraît y avoir des activités agricoles. La végétation généreuse, gorgée de gouttelettes, semble emmagasiner une réserve maximum avant la prochaine sècheresse de l'été prochain. Pour croiser les rochers promis, nous empruntons le sentier à travers le parc à moutons gardés par les patous, après les recommandations d'usage, nous retrouvons un gallinacé pétrifié, un cobra menaçant, un champignon appétissant et bien d'autres rochers ou chacun laisse aller son imaginaire. Le soleil qui nous a accompagné depuis le départ commence à décliner vers l'horizon, nous remontons nos cols et enfonçons nos bonnets pour rejoindre, d'un pas énergique, nos voitures, c'est l'heure de se séparer, grosses embrassades, on se donne rendez-vous pour la prochaine sortie. Rolande.

 

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Sentier des Carriers à Fontainebleau (11 janvier 2020)

Première sortie 2020 pour l’Escapade Saint-Jeantaise
Pour ce samedi 11 janvier 2020, à l’initiative de Mireille, douze randonneurs s’étaient retrouvés en Forêt de Fontainebleau pour parcourir la partie Est du Massif de Franchard, sur les traces des carriers. Le sexe prétendument fort était en nette minorité puisque les femmes étaient deux fois plus nombreuses que les hommes. Certains venaient de Paris, d’autres de la couronne et même de Beauvais ! Nous avons suivi le sentier Denecourt 7 puis 8 passant par les rochers et les platières des Gorges de la Houx, par le Mont Aigu avec son accès hélicoïdal, par le long boyau avec les fronts de taille ainsi que les anciens abris des carriers et enfin par la Mare aux pigeons. Claude-François Denecourt (1788-1875) était un ancien soldat de l’armée impériale qui consacra l’essentiel de sa vie à développer et faire connaître les richesses de la Forêt de Fontainebleau. Nous avons parcouru la longue galerie souterraine dont l’aménagement, en 1853, fut reproché à Denecourt. C’est pourquoi les initiales DFD ont été gravées au-dessus de l’entrée et signifient la Dernière Folie de Denecourt. Elle fut rebaptisée plus tard la grotte du Serment car il promit de ne plus se lancer dans de tels travaux. Chemin faisant, des rochers aux formes et aux noms étonnants nous ont plongés en pleine mythologie grecque. Tout d’abord avec Argus, le géant qui possédait 100 yeux, si bien qu’il ne les fermait jamais tous en même temps. Héra fit appel à lui pour surveiller Io que Zeus convoitait. Ce dernier, rendu furieux par la jalousie de son épouse, demanda à Hermès de tuer Argus. Héra plaça les yeux d’Argus sur la queue de son animal fétiche : le paon. Puis, plus loin, il était question d’Actéon le célèbre chasseur qui avait surpris un jour la déesse Artémis prenant son bain. En colère, elle le transforma en cerf et Actéon fut dévoré par ses propres chiens qui ne le reconnaissaient pas. Enfin, Proserpine (ou Perséphone), fille de Demeter et Zeus, déesse des saisons, fût enlevée par Pluton dieu des enfers qui l’a ensuite épousée. Enfin, un accord fut conclu entre Pluton et Zeus pour que Proserpine puisse partager son temps entre les enfers, symbole de l’automne et de l’hiver et le ciel, symbole du printemps et de l’été. D’autres rochers rencontrés faisaient référence à des personnages littéraires tels que Quasimodo et Gargantua. Les impressionnants fronts de taille que nous avons longés gardent la trace des ouvriers tailleurs de pierre. L’exploitation du grès de Fontainebleau pour paver les routes ou construire les habitations remonte au XIIème siècle. La production atteint 2 900 000 pavés en 1829, qui sont transportés par des voituriers jusqu’au port de Valvin avant d'être embarqués sur des péniches pour rejoindre Paris.
De nombreuses carrières ont été ouvertes entre 1806 et 1956 : au rocher Canon, à la croix D’Augas, aux Mont d’Ussy... et au Long Boyau que nous allons découvrir. Denecourt s’insurge contre ce saccage de la forêt. Il est appuyé par des artistes, des écrivains (Jean-François Millet, Jean Baptiste Corot, George Sand, Victor Hugo, Jules Michelet en font partie) qui vont créer à Bois le Roi un comité de protestation artistique de la forêt, le but de ce comité est très clair : c’est de s’opposer par tous les moyens à la dévastation de la forêt.

 

Ils adoptent 2 résolutions :
- La forêt doit être assimilée aux monuments nationaux et historiques qu’il faut à tout prix conserver.
- Il est indispensable pour arriver à ce but de limiter l’exploitation de la forêt.

 

À Fontainebleau on trouve du grès dit blanc.
Le grès est divisé en grès de qualités différentes qui correspondent au son que la roche émet quand elle est frappée.
Le grès dit « Pif » est le plus noble, il sert à la construction de châteaux.
Le grès dit « Paf » le plus courant, d’assez bonne qualité, sert au pavage.
Le grès dit « Pouf » de mauvaise qualité sert aux murs de clôture.

 

En fin d’après-midi, nous avions parcouru une douzaine de kilomètres et tout le monde semblait ravi de cette belle journée, mais nous n’avons pas manqué d’évoquer notre cher Saint-Jean que nous souhaiterions tous retrouver bientôt.

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